Edito #55 – D’isaïe à aujourd’hui une impression de déjà vu !

Il n’y a pas de bois mort dans l’Ecriture nous rappelle saint Augustin. Ce qui, à la lumière de la parole du Christ annonçant ne rien abolir de la Loi, donc de ce que contient l’Ancienne Alliance, laisse entendre que les avertissements divins d’Isaïe ne sont pas qu’une vieille histoire hébraïque. Et à lire de plus près cet extrait, donné à l’office des lectures du lundi de la deuxième semaine de l’Avent, laisse une impression de déjà-vu. C’est pourquoi, mieux qu’un édito à la Cassandre, je cède la plume au grand prophète, dont nous concluons, à chaque messe la lecture en disant « Parole de Dieu »

Voici que le Seigneur saccage la terre, qu’il la ravage, qu’il en bouleverse la face, qu’il en disperse les habitants. Il en sera du prêtre comme du peuple, du maître comme de l’esclave, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l’acheteur, du prêteur comme de l’emprunteur, du créancier comme du débiteur.
Saccagée, elle est saccagée, la terre ; pillée, elle est pillée.

Car le Seigneur a proféré cette parole. La terre est en deuil, elle s’épuise, le monde dépérit, il s’épuise, et le ciel dépérit en même temps que la terre. La terre est profanée par ses habitants : ils ont transgressé les lois, ils ont changé les décrets, ils ont rompu l’alliance éternelle.

C’est pourquoi la malédiction dévore la terre : ses habitants en subissent la peine ; c’est pourquoi les habitants de la terre diminuent : il n’en reste qu’un petit nombre. Deuil pour le vin nouveau : la vigne a dépéri ! Tous ceux qui avaient le cœur en fête se lamentent. Elle a cessé, l’allégresse des tambourins ; il a pris fin, le joyeux vacarme ; elle a cessé, l’allégresse des cithares ! Ils ne boiront plus de vin en chantant ; la boisson forte est amère aux buveurs.

La cité-du-néant est en ruine, chaque maison est fermée, nul ne peut y entrer. Dans la rue, on réclame du vin ; toute joie a disparu ; l’allégresse est bannie du pays. Il ne reste de la ville que désolation : sa porte est brisée, fracassée. Au cœur du pays, au milieu des populations, il en sera comme à la cueillette des olives, comme au grappillage après la vendange.

Ceux qui restent élèvent la voix, ils crient de joie ; du côté de la mer, on célèbre la grandeur du Seigneur ; au pays de la lumière, on glorifie le Seigneur et, dans les îles de la mer, le nom du Seigneur, Dieu d’Israël. Depuis les limites de la terre nous entendons des hymnes : « Honneur à Dieu le juste ! » Mais je dis : « Quelle épreuve pour moi ! Quelle épreuve pour moi ! Malheur à moi ! » Ils ont ravagé, les ravageurs ! Ravage : les ravageurs ont fait des ravages ! La frayeur, la fosse et le filet sont pour toi, habitant de la terre. Celui qui fuit devant des cris de frayeur tombe dans la fosse ; celui qui remonte de la fosse est pris dans le filet ! Oui, les vannes d’en-haut s’ouvriront, les fondements de la terre trembleront.

Isaïe

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