Érythrée – Le patriarche orthodoxe en détention depuis dix ans…

La dictature érythréenne maintient, depuis dix ans, le patriarche de l’Église orthodoxe du pays, assigné à résidence, après l’avoir destitué. C’est un scandale bien peu connu en France, mais qui n’a rien de surprenant car l’Érythrée est n° 10 sur la liste des pays les plus persécuteurs de chrétiens.

Mervyn Thomas, directeur exécutif, de Christian Solidarity Worldwide (CSW), a déclaré : « Ce samedi 27 mai marque le dixième anniversaire de l’injuste mise en détention d’un homme innocent et d’une santé fragile ». [Le patriarche Abune Antonios], âgé de 89 ans, a été relevé de ses fonctions pour s’être opposé [à la fermeture] de l’église Medhanie Alem à Asmara, la capitale. […] Il avait protesté contre la demande de fermeture de l’église, d’excommunier 3 000 de ses fidèles et contre l’arrestation de trois de ses prêtres en novembre 2004.

CSW a déclaré que ces tentatives gouvernementales violaient le droit ecclésiastique de l’Église. S’appuyant sur des sources, CSW affirme que le patriarche avait été victime d’un sérieux empoisonnement qui l’a laissé « gravement malade ». Mervyn Thomas a encore déclaré : « Le gouvernement l’a systématiquement privé de sa liberté et de toutes les prérogatives liées à sa fonction. Toutefois, il n’a pas réussi à la priver de sa dignité et n’a pas la possibilité de l’empêcher de parler. Le patriarche Antonios demeure le patriarche légitime de l’Église orthodoxe érythréenne et il n’a pas été oublié. CSW continuera à exiger sa libération immédiate et sans condition, ainsi que sa réinstallation. Nous exhortons également la communauté internationale à exprimer non seulement sa préoccupation sur la situation critique dans laquelle se trouve le patriarche, mais aussi à rappeler aux autorités érythréennes que sa destitution constitue une ingérence illégale dans les affaires de l’Église, et à exiger d’elles sa libération immédiate […] ».

La Commission sur la liberté religieuse internationale des États-Unis a également mené une campagne pour la libération du patriarche Antonios, qu’elle considère être un prisonnier « de conscience ».

Premier (Royaume-Uni), 28 mai – © traduction CH.

Source Christianophobie Hebdo.

 

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