Est-il bien raisonnable de refuser d’informer sur des cas de christianophobie ?

de Daniel Hamiche sur Christianophobie :

 

Le 16 février dernier, j’apprenais en lisant un article du quotidien Le Parisien de la veille, qu’il y avait eu une tentative d’incendie d’une « petite chapelle d’une église » dans le diocèse d’Arras. Après avoir trouvé le courriel du responsable diocésain cité dans l’article, je lui ai immédiatement envoyé le courriel suivant :

« Dans son édition du 15 février, le quotidien Le Parisien rapporte vos propos : « […] Michel Tillie, en charge de la valorisation du patrimoine au diocèse d’Arras (Pas-de-Calais) dans lequel deux édifices sont dotés de caméras. Récemment, les images du dispositif, transmises aux forces de l’ordre, ont permis de retrouver un homme qui avait voulu incendier la petite chapelle d’une église. “Quelqu’un qui n’avait pas tous ses esprits”, décrit-il. » Pourriez-vous me préciser de quelle chapelle il s’agit et la date de cette tentative d’incendie ? »

Je reçois ce matin, une semaine après ma demande, la réponse suivant de Mme Monique Durbise, responsable du service d’Art sacré du diocèse :

« Je suis désolé [lire désolée] mais la Commission Diocésaine d’Art Sacré ne souhaite pas divulgué [lire divulguer]ces informations. Sans être un secret, ce n’est pas utile de savoir précisément où les faits ont eu lieu. Ce qui est important c’est de les analyser pour mieux les éviter. »

C’est, somme toute, poli pour me dire en vérité : circulez il n’y a rien à voir… Il est dommage que mon interlocutrice ne comprenne pas que « ce qui est important » c’est d’abord d’informer sur de tels faits afin de sensibiliser et d’alerter l’opinion publique. C’est dommage de ne pas comprendre qu’informer permet aussi souvent d’éviter…

 

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