États-Unis : une élection avec le droit à la vie pour enjeu

États-Unis : une élection avec le droit à la vie pour enjeu

Il l’a dit : « si vous me donnez deux sénateurs de plus au Sénat des États-Unis, je vous promets, je vous promets, que nous allons codifier Roe et faire à nouveau de Roe la loi du pays ». C’est ainsi que le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le vendredi 23 septembre dernier. Très clairement, il annonce que les Démocrates agiront pour que la jurisprudence Roe sur laquelle la Cour suprême était revenue en juin dernier soit à nouveau garantie au niveau fédéral, mais par un de nature législative. Le Congrès sera en effet renouvelé le 8 novembre prochain. Or les Démocrates ne disposent que d’une faible majorité au Sénat. Avec 60 sénateurs, ils pourraient surmonter l’obstacle législatif connu sous le nom de « filibuster ». Cet obstacle exige donc une majorité de 60 voix afin d’être contourné. D’où cet objectif explicite : deux sénateurs qui rendraient possible ce contournement et garantiraient au niveau fédéral l’avortement. D’où aussi cet appel à l’électorat féminin. Et d’où – surtout – une campagne qui défend l’avortement. Alors même que les américains sont divisés et que l’Eglise catholique américaine combat le soutien fédéral à l’avortement, comme elle l’a encore indiqué en juillet dernier.

Les tweets de Joe Biden sont explicites : les Démocrates veulent codifier Roe :

Joe Biden : “deux sénateurs Démocrates de plus”

Comme il l’avait affirmé à la fin du mois de septembre, Joe Biden a besoin de deux sénateurs Démocrates de plus :

Si vous me donnez deux sénateurs démocrates de plus et que les démocrates gardent la Chambre, je vous promets que nous codifierons Roe v. Wade.

Nous ferons à nouveau de Roe la loi du pays.

Nous protégerons une fois de plus le droit des femmes de choisir.

Mais la conférence épiscopale des Etats-Unis s’oppose résolument à l’avortement et défend la vie comme elle entend le faire pour le mois d’octobre qui est le mois du respect de la vie :

Une situation qui sera suivie. Et aussi Outre-Atlantique, en Europe, car le revirement de jurisprudence de la Cour suprême avait été abondamment commenté.

 

 

 

 

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