Extension du délit d’entrave à l’IVG : Sens Commun 76 dénonce l’attitude des élus de l’UDI

Le mercredi 7 décembre 2016, le Sénat a adopté la proposition de loi visant à étendre le délit d’entrave à l’IVG, certes sous une forme édulcorée. Il n’y a plus de référence à l’information sur Internet, mais l’entrave à l’avortement peut englober, dans la version sénatoriale, l’exercice “par tout moyen, des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse”.

Cela a fait réagir Sens Commun de Seine-Maritime. Nous reproduisons leur communiqué, qui met notamment en cause l’attitude de Madame Morin-Desailly, sénatrice UDI du département, laquelle n’a pas pris part au vote.

Le communiqué de Sens Commun de Seine-Maritime :

Sens Commun Seine-Maritime, regrette le soutien tacite de la sénatrice Catherine MORIN-DESAILLY, à la proposition de loi liberticide du gouvernement, qui vise à restreindre la liberté d’expression.

Sens Commun Seine-Maritime, engagé au rassemblement de la droite et du centre derrière la candidature de François FILLON, s’inquiète du vote du Sénat ce mercredi 7 décembre allant dans le sens d’un élargissement de la loi condamnant le délit d’entrave sur l’IVG. Cette proposition de loi scandaleusement attentatoire à la liberté d’expression et à la liberté des femmes a été largement critiquée jusque dans les colonnes du Monde et de Charlie Hebdo.

Sens Commun refuse de fermer les yeux sur les conséquences éventuellement lourdes d’une IVG et rappelle son attachement à permettre aux femmes de poser un choix libre, notamment en rendant disponible une information non partisane mais aussi en leur permettant une démarche de réflexion, de recul et de discernement. Seuls 7 sénateurs du groupe UDI se sont opposés à ce texte (dont Hervé Maurey, sénateur de l’Eure), entraînant ainsi son adoption et ce malgré l’opposition du Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau.

“La sénatrice de Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly n’a pas pris part au vote”, s’étonne Philippe Guinet, responsable rouennais de Sens Commun, “alors que le rejet de ce texte portant atteinte à la liberté d’expression faisait visiblement partie de la nécessaire fermeté face à la gauche prônée par François FILLON lors de sa récente rencontre avec les parlementaires de l’opposition. Nous avons l’impression d’une partie de l’UDI ne joue pas le jeu du rassemblement de la droite et du centre !”

Jean-Christophe ACHARD Délégué départemental Sens Commun Seine-Maritime

Philippe GUINET, Responsable Sens Commun Rouen seinemaritime@senscommun.fr

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