Face à l’université “catholique” de Louvain, les évêques belges réaffirment leur opposition à l’avortement

 La suspension d’un enseignant de l’Université catholique de Louvain, Stéphane Mercier, suite à la diffusion en cours d’un document anti-avortement, suscite une intense controverse en Belgique.

Stéhane Mercier, chargé de cours invité en philosophie, avait qualifié dans l’un de ses cours l’avortement de « meurtre d’une personne innocente » et « d’acte plus immoral que le viol ». L’Université catholique de Louvain a décidé de suspendre ses enseignements et d’engager une procédure disciplinaire à son encontre. « Après avoir entendu Stéphane Mercier, les autorités de l’UCL ont décidé d’entamer une procédure disciplinaire à son encontre. L’instruction est toujours en cours. L’UCL a par ailleurs décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les deux cours dont Stéphane Mercier a la charge », indique l’université dans un communiqué.

L’UCL a précisé que « dans l’esprit de la loi dépénalisant l’avortement votée en 1990, elle respecte l’autonomie des femmes à poser ce choix, dans les circonstances précisées par le législateur ». Cette prise de position a suscité un certain malaise dans le monde catholique en Belgique, compte tenu d’une relativisation de la portée morale de l’avortement qu’elle semblait induire.

Ce 28 mars, les évêques belges ont diffusé ce communiqué, rappelant l’opposition de principe de l’Église à l’IVG, mais aussi en disant « faire confiance » à la procédure engagée par l’Université catholique de Louvain.

Voici le communiqué complet :

« Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société.

Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie.

Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal.

Même si l’Église est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre  la personne et l’acte. L’Église comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. »

 

 Source Radio Vatican

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