Fin de vie l’appel des infirmières à appliquer la loi avant de penser euthanasie

Des infirmières et aide-soignantes lancent une pétition à l’intention de députés qui veulent légiférer sur l’euthanasie. Elles rappellent que, sur le terrain, le “mal-mourir” est dû à un non-respect de la loi sur la fin de vie.
Marion Broucke est “énervée”. Cette infirmière en unité de soins palliatifs à l’hôpital Paul Brousse (Villejuif) n’en peut plus de voir la question de la fin de vie et de l’euthanasie discutée dans les hautes sphères de l’Etat par des politiques qu’elle estime “déconnectés de la réalité”.

La Tribune du Monde, parue le 28 février dernier, dans laquelle un collectif de 156 députés appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle a lancé, avec dix collègues, tous infirmières et aide-soignantes en soins palliatifs, une pétition, adressée aux députés qui veulent faire autoriser l’euthanasie, pour faire entendre leur voix. Une voix légitime. “S’occuper des patients en fin de vie, c’est notre métier au quotidien”, rappelle l’infirmière.

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Pour les signataires du texte, l’urgence, dans nos hôpitaux et nos EPHAD n’est pas de légaliser l’euthanasie, mais d’appliquer la loi sur la fin de vie qui existe déjà. “On entend dire par des personnes pro-euthanasie, dont la parole est très relayée dans les médias, qu’à cause de la loi actuelle on met des semaines à mourir en France, et dans des souffrances atroces.  Ce sont des mots effrayants et ce n’est pas la réalité. Oui, on meurt mal en France. Mais pas à cause de la loi Claeys-Leonetti : à cause de son non-respect”, insiste Marion Broucke. Ce débat biaisé fait craindre aux personnels soignants des répercussions pour les personnes les plus vulnérables. “On ne doit pas légaliser l’euthanasie pour se débarrasser des gens qui sont mal traités par le système”, affirme l’infirmière.

 

Source et suite FranceInfo

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