Israël : nouvelle profanation du cimetière catholique de Beit Jamal

28 tombes du cimetière annexé au couvent salésien de Beit Jamal, près de la ville israélienne de Beit Shemesh, ont à nouveau été profanées par des inconnus. La découverte de l’acte intimidateur a été faite le 17 octobre par les religieux du couvent.

Ce n’est pas la première fois que le cimetière du couvent de Beit Jamal, à 30 Km à l’ouest de Jérusalem, est vandalisé. Déjà en 2013, une bombe incendiaire avait été lancée contre une porte du couvent et des slogans blasphématoires écrits sur les murs du complexe. Le cimetière avait ensuite été pris pour cible en décembre 2015 lorsque des assaillants inconnus avaient renversé les croix des tombes et détruit un certain nombre de statues. La police israélienne a indiqué avoir lancé une enquête avec tous les moyens à sa disposition afin d’identifier au plus vite les artisans du sacrilège.

Gadi Gvaryahu, Directeur exécutif de Tag Mehir – ONG israélienne organisant des campagnes de soutien aux victimes des crimes de haine sectaire en Israël – a rendu visite au monastère hier et a exprimé sa solidarité aux religieux salésiens. « La population palestinienne de Cisjordanie – a-t-il déclaré aux moyens de communication israéliens – doit être protégée contre les transgresseurs de la loi, comme le sont les citoyens israéliens ».
Des sources palestiniennes et des groupes israéliens pour les droits fondamentaux tels que B’Tselem et Yesh Din ont indiqué qu’au cours de ces deux derniers mois, des centaines d’oliviers et de vignes ont été détruits sur des terrains appartenant à divers villages de Cisjordanie.

En janvier 2016, un groupe de plus de 60 juifs de l’organisation Tag Mahir a voulu exprimer sa condamnation et son désarroi face à la profanation du cimetière salésien de Beit Jamal en se rendant en visite collective sur place, le cimetière ayant subi de graves actes de vandalisme blasphématoires en décembre 2015. A cette occasion, les visiteurs manifestèrent leur solidarité aux salésiens et tinrent à planter un olivier près de l’entrée de la maison religieuse.

Tag Mehir (Insigne lumineux), organisation fondée en 2011 dans le but de lutter contre toutes les formes et expressions de racisme en Israël entend de par son nom même souligner sa volonté de se mettre en totale opposition avec les actes de violence et d’intimidation perpétrés par des groupes de colons ultranationalistes à partir de 2012, actes qui ont frappé de différentes manières des mosquées et des lieux chrétiens (Tabgha, Beit Jamal, Latrun, la Dormition etc.), sous la signature de « le prix à payer ».

Source : Agence Fides 18/10/2018

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