IVG – Les sondages montrent que les Russes sont de moins en moins favorables

IVG – Les sondages montrent que les Russes sont de moins en moins favorables

En termes d’évolutions sociétales, les aspirations semblent de plus en plus différentes entre Europe de l’Ouest et de l’Est. Une Europe orientale à laquelle nous pouvons agréger une partie du territoire de la Russie. Dans un récent sondage, les Russes manifestent d’ailleurs un rejet croissant de l’homosexualité et une méfiance grandissante vis-à-vis de l’IVG.

Attitude « répréhensible »

Révélé jeudi 11 janvier, voici un sondage qui ne va pas contribuer à améliorer la réputation de la Russie quant aux sentiments d’homophobie qui y régneraient.

L’enquête mené par le Centre Levada, un institut indépendant, indique ainsi que 83 % des personnes interrogées ont affirmé que les relations sexuelles entre deux individus du même sexe étaient « toujours répréhensibles » ou « presque toujours répréhensibles ». Ce qui représente quatre russes sur cinq en résumé.

Un sentiment croissant

Ce sentiment de défiance est en augmentation depuis 20 ans. Pour rappel, les enquêtes précédentes ont montré que le nombre de Russes opposés aux relations homosexuelles a progressivement augmenté, passant de 68 % en 1998 à 76 % en 2008.

Ainsi, le sondage de cette année révèle que seulement 8 % des personnes interrogées ont déclaré que les relations sexuelles entre adultes du même sexe n’avaient rien de répréhensible.

Un autre enseignement d’importance est que la pus grande tolérance dont faisaient preuve les interrogés de moins de 31 ans à l’égard des homosexuels en 2008 a dorénavant disparu. Il n’y a donc plus de différence générationnelle.

L’avortement en partie condamné

Le point de vue des Russes tend également à évoluer sur un autre thème de société : l’avortement.

Le sondage du Centre Levada indique que 35 % des individus questionnés se sont déclarés opposés à l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Une proportion trois fois plus importante qu’en 1998 où ils n’étaient que 12 %.

Dans le détail sur ce point, 19 % des Russes sondés estiment qu’il est « toujours inacceptable qu’une femme ait recours à l’IVG lorsque sa famille a de faibles revenus et qu’elle ne peut se permettre d’avoir plus d’enfants ». Tandis que 16 % d’entre eux ont jugé que cette situation était « presque toujours inacceptable ».

Une question dont la clarté laisse à désirer. Mais dont les résultats sont éloquents lorsque nous les comparons à ceux de 1998 :  7 % jugeaient alors l’IVG comme « toujours inacceptable » et 5 % comme « presque toujours inacceptable ».

À titre informatif,  l’enquête a été menée auprès de 1 600 personnes dans 48 régions russes du 15 au 20 décembre 2017. Les résultats de ce sondage laissent en tout cas penser que les Russes n’entendent pas suivre le même chemin que nous sur les questions sociétales.

 

Source Breizh Info

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