Justices à géométrie variable, par Guillaume de Thieulloy

Le « deux poids, deux mesures » continue à se répandre dans les sentences judiciaires françaises.

Ainsi le Conseil d’État, qui ne voit aucun problème à ce que des mairies paient le repas de rupture de jeûne du Ramadan, vient d’exiger que la statue de Jean-Paul II érigée par la mairie de Ploërmel soit amputée de sa croix, au nom de la loi de 1905.

Et l’on s’étonne que l’islam et le nihilisme progressent à grands pas dans un pays qui répudie ses propres racines !

Notons l’amusante proposition du Premier ministre polonais d’accueillir le monument en Pologne – où les racines de la civilisation européenne ne sont pas quotidiennement insultées.

Jolie réponse du berger à la bergère, après les insultes d’Emmanuel Macron.

Toujours en matière de « deux poids, deux mesures », je note avec un amusement mêlé d’indignation qu’une rétrospective Polanski va avoir lieu à Paris, sous la bienveillante tutelle du ministre de la Culture (et avec les sous des contribuables, naturellement !).

À l’heure où l’affaire Weinstein bat son plein, cela fait un peu désordre d’encenser un cinéaste accusé de viol sur mineure.

De doctes juges nous expliquent qu’il ne s’agit ici que de rendre hommage à l’œuvre géniale, pas de minimiser les actes odieux de l’homme. Avec cette logique, il devrait être, à terme, interdit de porter plainte contre une « star » !

Cette même affaire Weinstein conduit à un grand « déballage », dont certaines victimes « collatérales » sont assez inattendues.

Ainsi Tariq Ramadan, l’intellectuel islamiste bien connu, petit-fils du fondateur des Frères musulmans, est accusé de viol par une ancienne salafiste devenue féministe, Henda Ayari.

Selon cette dernière, pour Tariq Ramadan, « soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée ».

J’ignore si les accusations contre M. Ramadan sont exactes. Mais il est, hélas, certain que cette vision de la femme est assez largement partagée dans le monde islamique. Et il est assez « curieux » que, dans le climat actuel d’hystérie délatrice, personne ou presque n’évoque les innombrables agressions sexuelles perpétrées en Europe par des militants islamistes.

Songeons à ce qui se passe porte de la Chapelle ou à ce qui s’est passé naguère à Cologne, dans le silence assourdissant des prétendus féministes.

De là à supposer que cette nouvelle vague de féminisme radical ne vise pas à défendre les femmes, mais bel et bien à saper encore davantage la société occidentale – quitte à s’allier avec l’islam radical, dont chacun connaît l’admirable respect des femmes ! –, il n’y a qu’un pas.

Beaucoup se réjouissent de la transformation de l’ISF en IFI. J’avoue que je suis moins enthousiaste. Certes, j’apprécie qu’Emmanuel Macron ait enfin le courage que nous attendions depuis plus de 30 ans de majorités de droite de supprimer l’impôt le plus imbécile (et Dieu sait qu’il y a de la concurrence !). Mais ce courage n’est qu’un demi-courage et cette mesure de libération n’est qu’une demi-mesure. D’abord, une large partie de l’ISF provenait déjà de la fortune immobilière. Mais, surtout, je ne vois absolument pas pourquoi l’État serait fondé à nous dire où investir.

Il se trouve que, depuis des siècles, les Français préfèrent la solidité de l’immobilier à la volatilité des actions.

On peut éventuellement le déplorer. Mais la réalité, c’est que nos concitoyens n’investissent en Bourse que lorsqu’ils ont ce patrimoine immobilier sûr. Attaquer le patrimoine immobilier, c’est le plus sûr moyen d’empêcher tout investissement risqué de la part des Français. Encore une réforme pour rien !

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