La GPA est un double attentat à la dignité de la vie humaine, avertit le substitut de la secrétairerie d’Etat du Vatican

Dans le « commerce méprisable » de la gestation pour autrui, « il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne », a dénoncé Mgr Angelo Becciu. Le substitut de la secrétairerie d’Etat a conclu en ces termes la troisième édition du Chemin de croix « pour les femmes crucifiées » organisé par l’association « Communauté Pape Jean XXIII », le 7 avril 2017 à Rome.

Devant les 7000 participants à l’événement, Mgr Becciu a évoqué les « victimes de la gestation pour autrui », invitant à « rompre le mur de l’indifférence vis-à-vis de cette pratique discutée ». Une pratique qui « est en train de devenir de plus en plus un business, en passe de devenir plus rentable que celui de la prostitution », a-t-il dénoncé.

La GPA, a assuré le substitut, est « un double attentat à la dignité de la vie humaine : contre les enfants, d’une part, parce qu’ils sont condamnés à être orphelins de parents vivants ; contre les mères, de l’autre, dont le corps est instrumentalisé, loué ». « Dans la gestation pour autrui, qui ressemble toujours plus à une production d’êtres humains, a-t-il dénoncé, il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne où le corps de la femme est réduit à une marchandise, et l’enfant vu comme un produit ».

« Dans ce commerce méprisable, a-t-il mis en garde, les plus riches exploitent les plus pauvres et la culture du rebut s’entremêle avec celle de la commercialisation de tout, y compris de la vie et du corps humain, créant un mélange explosif ».

Dans le visage des femmes victimes de traite, prostitution forcée et violence, et dans « toutes les victimes de l’égoïsme humain », a souligné Mgr Becciu dans sa méditation, « nous voyons le visage de Jésus souffrant ; leur chair humiliée, blessée, rejetée, violée, est la chair du Seigneur crucifié ».

Et d’encourager à l’action : « Notre prière (…) doit se transformer en un engagement courageux afin que ces sœurs qui sont dans l’épreuve puissent sentir l’affection et la solidarité de nos communautés chrétiennes et puissent renaître à une vie nouvelle et digne, en retrouvant la liberté, droit inviolable de toute personne humaine ».

Mgr Becciu a aussi assuré que « le fils de Dieu sur le Golgotha, souffre nos angoisses pour nous ouvrir des chemins, peut-être inattendus, de résurrection ». La mort en effet « n’est pas le débouché définitif de la vie du fils de Dieu : sa souffrance lui a ouvert la glorification, dans la splendeur de la résurrection, et nous a ouvert la justification de nos péchés ».

 

 Source Zenit

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