L’abbaye de Scourmont : sa fondation, son histoire et les produits de Chimay

Un article proposé par Divine Box.

En 1850, l’abbaye Notre-Dame de Scourmont est fondée à Chimay, en Belgique. Aujourd’hui, une communauté d’une vingtaine de moines y habite. Ils continuent à superviser la production de leurs célèbres bières, les Chimay ! Pourtant, au début de la communauté, l’installation n’est pas des plus aisées…

 

Heureusement, depuis que l’abbaye de Scourmont a ouvert sa brasserie en 1862, le succès est au rendez-vous ! Divine Box vous embarque pour un résumé de 3 minutes, c’est parti !

Un bien bon prince ! 

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont fut fondée en Belgique au milieu du XIXe siècle dans la région de Chimay, qui était très pauvre… Un curé d’un village proche, inquiet par la situation, s’attelle au problème, et voit en l’agriculture la solution pour relancer l’économie.

Il finit par obtenir du Prince de Chimay (lui-même !) des terres et de l’argent pour accueillir des moines trappistes, champions en agriculture ! Et hop, en 1850, dix-sept moines de l’abbaye belge de Westvleteren arrivent enfin à Chimay pour fonder un monastère. En avant !

Le prince de Chimay est un soutien de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont dès les débuts de la communauté. – Divine Box

Gla-gla, il fait froid 

Mais sur place à l’arrivée des moines, les conditions sont difficiles à l’abbaye de Scourmont… Les premières pommes de terre font la taille d’une noix, et il gèle même en juillet !

Et pourtant les conditions difficiles des débuts n’affectent pas la joyeuse communauté. Des archives amusantes rapportent par exemple que : « on voulut sonner l’Angélus mais il n’y avait ni cloche, ni sonnette… Qu’à cela ne tienne : on frappa sur le couvercle de la marmite ! ». Imaginez la scène …

Fort heureusement, le monastère rayonne et la communauté grandit à une vitesse folle : quatre-vingts moines en à peine dix ans ! L’abbaye de Scourmont grouille d’activité, et les moines créent même une école d’agriculture pour contribuer au développement de la région. Fait rarissime pour des trappistes dont la vie est d’abord contemplative, mais le Prince, à qui ils devaient beaucoup, y tenait !

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont sous la neige, dans des conditions plus faciles qu’à leur arrivée ! – Crédit photo : Le Virage

Brasser pour économiser 

Dès leurs débuts en 1850, les trappistes de l’abbaye de Scourmont boivent de la bière (notamment celle de Westvleteren !). À l’époque, la bière, épaisse et très nutritive, permet de compléter le régime ascétique des moines. Après réflexion, brasser eux-mêmes serait plus économique, et pourrait apporter un surcroît de revenus bienvenus !

Et hop, c’est chose faite en 1862 : la brasserie est lancée, uniquement pour la consommation des moines dans un premier temps. Mais dès 1863, ils commercialisent leur première bière, qui fait un carton dans la région !

À partir de 1862, les moines de l’abbaye de Scourmont s’occupent de leur nouvelle brasserie. – Divine Box

Le succès des Chimay ! 

Mais la vie paisible de la communauté va être chamboulée… En effet, certains moines sont mobilisés et surtout lors de la Seconde Guerre mondiale 3000 soldats allemands chassent les moines de l’abbaye en 1940 et une nouvelle fois en 1942 ! Pfiou, ça fait beaucoup…

Ainsi à la fin de la guerre en 1944, les moines récupèrent une abbaye où tout est à refaire…Ils modernisent la production tout en gardant des recettes et procédés traditionnels. Les bières de Chimay connaissent alors un succès national.

À tel point qu’en 1974, un dilemme se pose : faut-il limiter la production pour protéger la vie monastique ou grandir pour préserver l’emploi dans une région pauvre ? Les deux, tiens ! En gardant le brassage dans l’abbaye avec les moines, mais en déléguant les tâches administratives hors de l’abbaye de Scourmont. Habile !

Les quatres bières Chimay de l’abbaye de Scourmont : la Rouge, la Triple, la Bleue et la Dorée – Crédit photo : @franskur_lifstil (Instagram)

 

Et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, la vingtaine de trappistes de la communauté suit la règle de saint Benoît “ora et labora” dans la prière (premier des sept offices à 4h30 !) et le travail.

La communauté s’est physiquement désengagée de la production de fromage ou de bière de Chimay, mais les moines contrôlent soigneusement les 18.000.000 litres brassés annuellement, conformément aux exigences du logo « Authentic Trappist Product ».

Au total, l’abbaye de Scourmont emploie plus de cent salariés. Si le prince de Chimay le savait, il en serait très heureux ! Et pour les curieux, Divine Box vous explique plus longuement  l’histoire de l’abbaye de Scourmont.

 

Les frères de Scourmont supervisent la production des bières de Chimay – Crédit Photo : Paris Match

Découvrir les produits de l’abbaye de Scourmont

Pour découvrir les bières de Chimay de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, vous pouvez vous rendre à la taverne de l’abbaye, l’Auberge de Poteaupré : Abbaye Notre-Dame de Scourmont, 6464 Chimay, Belgique. Et si la Belgique est un peu trop loin, retrouvez les bières trappistes de l’abbaye de Scourmont sur la boutique en ligne Divine Box.

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