Quand la laïcité s’invite aux funérailles de Johnny Hallyday

Chassez le naturel, il revient au galop ! C’est peut-être ce que nous pourrions retirer du geste manqué du président Macron. Le jour anniversaire de la loi de 1905, le président de la république laïque a bien failli commettre un impair, en se laissant conduire par… l’habitude. Même si Emmanuel Macron est toujours resté très ambigu sur les questions religieuses, au contraire de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, cette main sur le goupillon traduit les limites schizophréniques qu’impose la charia laïque.

Si par laïcité on entend permettre à chacun de vivre en toute liberté sa foi et ne favoriser aucune religion au détriment des autres, en quoi un représentant de l’Etat porterait-il atteinte à cet objet laïc en pratiquant sa foi dans l’exercice de ses fonctions ? Est-ce donc interdire l’islam que de signer d’un peu d’eau bénite le cercueil d’un catholique ?

Participer à un ramadan ou se couvrir la tête pour une ministre ne semble pas poser les mêmes problèmes.

En tout cas, Brigitte Macron, quoi que disposant d’un statut officiel voulu par son mari, n’en a pas mois, elle, assumé, quoi qu’on pense de cette dernière dont Dieu seul peut juger.

François Hollande, athée revendiqué et Nicolas Sarkozy catholique déclaré, ont eux eu moins de mal à s’assumer, même si bien des critiques fusèrent contre le second qui de toute façon n’en était pas à une près.

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