Le cardinal Barbarin lâché par ses confrères évêques ?

Le cardinal Barbarin lâché par ses confrères évêques ?

C’est ce que laisse entendre Le Parisien, qui a interrogé un évêque, sous couvert d’anonymat :

« Je me pose des questions. Je ne pense pas que ce soit tenable objectivement. Il doit encore se sentir innocent, il spiritualise trop vite, il prend une position de martyr, il y a quelque chose qu’il n’entend plus. Il s’accroche sans se rendre compte que derrière son petit carré, une bonne majorité de gens ne comprennent plus son obstination ». « Une sorte d’habitude épiscopale veut qu’on vise plutôt la communion que la division ».

« Il y a des confrères qui se disent : Philippe, il serait temps qu’il remette son office au pape, il plombe un peu l’ensemble de nos missions diocésaines en France. Les prêtres lyonnais sont également un peu usés par ça, cela doit être lourd pour eux de porter ça ».

Un « départ » est « peut-être une part de la solution ». « Le peuple de Dieu attend un acte », lâche celui qui présente le cardinal comme « un homme très intelligent imprévisible par nature ».

François Devaux, président de la Parole libérée, estime lui aussi que « les évêques sont de plus en plus divisés » concernant l’avenir de Mgr Barbarin qui « pourrait être lâché » par ses pairs.

À la Conférence des évêques de France, on assure qu’il n’y a « pas de mouvement pour la démission » mais « une espèce de lassitude » chez les ecclésiastiques qui en ont « marre que le cardinal Barbarin, cible à abattre, serve de bouc émissaire ».

Rares sont les évêques qui prennent ouvertement sa défense. Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, et Mgr Pierre-Yves Michel, à la tête du diocèse de Valence, tous deux anciens collaborateurs du cardinal, ont publié une tribune dans La Croix avec Pierre Durieux, ex-directeur de cabinet du primat des Gaules. Selon Pierre Vignon, le prêtre du diocèse de Valence à l’origine de la pétition en ligne contre Mgr Barbarin, cette tribune sonne comme « une oraison funèbre ».

« Pour en arriver là, c’est qu’il est cuit, c’est de la sauce pour salade ecclésiastique ».

Source : Riposte-catholique

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