Le cardinal Parolin présent à la réunion du groupe de Bilderberg

Pour la première fois, une personnalité du Saint-Siège de premier plan, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, participera officiellement à la rencontre du groupe de Bilderberg qui se tient du 7 au 10 juin 2018 à Turin, selon des informations publiées par ce club sur son site internet.

Créé en 1954 dans le contexte de la Guerre froide notamment par le milliardiaire David Rockfeller, le groupe Bilderberg veut “encourager le dialogue entre l’Europe et l’Amérique du Nord”. Ce club fermé réunit annuellement, selon des critères non communiqués, des personnes à hautes responsabilités politiques, universitaires ou privées.

Ainsi, 131 décideurs de 23 pays participeront à cette rencontre à Turin, en Italie, sous la présidence d’Henri de Castries, ancien patron du groupe d’assurances Axa. Outre le « numéro 2 » du Vatican, seront notamment présents les français Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, et Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco. Mais aussi, pour les autres pays, Charles Michel, Premier ministre belge, Henry Kissinger, ancien secrétaire d’Etat américain, ou encore Kenneth Jacobs, dirigeant du gestionnaire d’actifs Lazard. Selon les règles du club, les deux-tiers des participants sont Européens tandis que le dernier tiers provient d’Amérique du Nord.

A Turin, les personnes présentes échangeront autour de douze sujets comme le populisme en Europe ou le défi de l’inégalité. Mais aussi des relations entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, de l’intelligence artificielle et plus largement de l’actualité générale.

De nombreuses théories du complot

Lors des rencontres à huis clos, les participants s’engagent à suivre la règle dite de « Chatham House », à savoir les informations communiquées lors des discussions peuvent être utilisées, mais leur auteur ne peut être révélé. Ce silence, l’opacité sur les participants – la liste n’est publiée à l’avance que depuis 2013 – mais aussi leurs responsabilités ont entouré le groupe d’un certain mystère qui a alimenté de nombreuses théories du complot.

En août 2010, l’ancien dirigeant cubain Fidel Castro accusait ainsi “la toute-puissante Bilderberg” d’être une véritable “mafia” à l’origine des principaux événements de la seconde moitié du 20e siècle. Pour d’autres, l’objectif de ce club est plus largement de définir un agenda commun au niveau mondial entre décideurs occidentaux.

Source : cathobel

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