Le conseil pour la paix de la conférence épiscopale colombienne est prêt

Le lancement formel du processus de paix entre le gouvernement colombien et « l’armée de libération nationale » (ELN) a eu lieu le 27 octobre à Quito (Equateur). Pour l’occasion, la Conférence épiscopale colombienne a formé un Conseil pour la paix, devant être mis à disposition dès lors que cela serait formellement demandé.
L’ELN a en effet demandé l’accompagnement de l’Eglise mais ceci n’a pas été requis formellement par le gouvernement alors que la requête devrait provenir des deux parties (pour pouvoir être acceptée NDT). La constitution d’un Conseil épiscopal pour la paix veut constituer un signe de la volonté de la Conférence épiscopale de soutenir le processus de paix dès lors que sa médiation sera demandée également par le gouvernement.

Le Conseil en question est composé par Leurs Excellences NN. SS. Dario Monsalve, Juan Carlos Barreto, Julio Hernando Garcia, Jaime Muñoz et Omar Alberto Sánchez, respectivement Eveques de Cali, Quibdo, Istmina (Chocó), Arauca et Tibu, Evêques dont les Diocèses sont intéressés par la présence de l’ELN. Les noms des représentants du gouvernement du Président Santos et de l’ELN dans le cadre des négociations ne sont en revanche pas encore connus. 

 

Le Président de la Conférence épiscopale de Colombie (CEC), S.Exc. Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, a demandé au Président Juan Manuel Santos d’accepter les propositions des différents secteurs de la société visant à modifier l’accord de paix signé entre le gouvernement et les FARC. « Nous demandons au Président de la République et aux institutions responsables d’accueillir les contributions qui émergent des différents groupes de la société afin de définir ce projet (de paix NDR) qui doit favoriser dans le même temps l’unité nationale et répondre aux nombreux problèmes que nous avons » a déclaré Mgr Castro Quiroga, selon le communiqué parvenu à Fides.


Le Président de la CEC a rencontré le 26 octobre l’ancien Président colombien, Alvaro Uribe, et d’autres responsables politiques du pays afin de discuter du processus de paix avec les FARC. Selon des sources locales, après le non aux accords sanctionné parle référendum du 2 octobre dernier, le Président Santos a rencontré les représentants de l’opposition et reçu environ 445 propositions différentes portant sur des modifications et des précisions à apporter aux accords de paix signés le 26 septembre dernier. 

 

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