Le délit d’entrave à l’IVG nuira à l’accès des femmes enceintes en difficultés aux maisons d’accueil

Un tiers des femmes enceintes éprouvées ou fragiles accueillies par les maisons Magnificat de Laval (53) et de Ligueil (37), ont été dirigées par des sites d’écoute, notamment ceux visés par le délit d’entrave numérique à l’IVG. « Il est fréquent qu’une femme envisage un avortement, à son corps défendant, si elle ne trouve pas une solution d’aide satisfaisante ». Pour ces femmes, « un premier contact téléphonique est une étape déterminante, c’est le sas anonyme qui rassure ».

Si la proposition de loi qui est actuellement discutée ne risque pas de porter atteinte au fonctionnement de ces maisons, la directrice, Marine Cavalier, se dit préoccupée « pour les profils de femmes » les plus fragiles « qui verront réduites leurs chance d’entrer en contact avec Magnificat ».

La structure s’attend donc à « une possible évolution du profil des mamans accueillies », des femmes qui n’envisagent pas d’avorter, mais qui ont besoin d’un soutien, comme c’est le cas de Diana, 23 ans, qui a cherché seule les moyens de mener à terme sa grossesse, avant d’entrer « en contact avec un site d’écoute, qui m’a conduit vers Magnificat. Je ne m’attendais pas à cette solution concrète, j’ai trouvé bien plus qu’espéré ».

Afin de poursuivre son action auprès de femmes plus fragiles, l’équipe devra donc innover. Elle passera par un renforcement de ses « relations avec le maillage associatif, avec tous ceux qui sont proches du terrain », comme l’explique Jean Pénaud, le président de l’association, qui ajoute : « S’il le faut, nous ferons de cette limite une opportunité ».

 

 Source Généthique.org

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