Le pape explique qu’il ne vit pas dans les appartements pontificaux, pour des raisons psychologiques

Le pape François choisissant de ne pas vivre dans les appartements pontificaux était passé comme la volonté de rester proche des personnes en signe de simplicité et d’humilité. cela a eu plusieurs inconvénients politiques et de gouvernements, le coupant en partie de la Curie. 

mais le saint-Père explique lui-même que c’est pour des raisons psychologiques. pour préserver sa santé mentale. Évoquant son parcours auprès des prêtres de Rome, au début du carême, le pape a évoquer ses années difficiles durant lesquelles il a suivi une psychanalyse qui l’a, dit il, beaucoup aidé, mais dont il n’est pas ressorti pleinement serein. Il semble qu’il y ait chez le pape François une peur de la solitude.

 

C’est ce qui ressort de deux « confessions » publiques qu’il a faites en tant que pape, l’une au début de son pontificat et l’autre il y a quelques semaines.

La première, il l’a faite à des étudiants d’instituts jésuites le 7 juin 2013, à propos de sa décision d’habiter à Sainte-Marthe plutôt qu’au Palais apostolique :« Pour moi, c’est une question de personnalité : c’est cela. J’ai besoin de vivre parmi les personnes, et si je vivais seul, peut-être un peu isolé, cela ne me ferait pas du bien. Un professeur m’a posé la même question : ‘Mais pourquoi n’allez-vous pas habiter là-bas ?’. J’ai répondu : ‘Écoutez professeur, pour des raisons psychologiques’. C’est ma personnalité. Je ne peux pas vivre seul, comprends-tu ? ».

La seconde, il l’a faite le 16 janvier dernier à ses confrères jésuites chiliens, pendant le colloque à huis clos qui fut ensuite transcrit et publié avec son accord dans « La Civiltà Cattolica » du 17 février, et elle concerne les raisons pour laquelle il ne veut pas lire ce qu’écrivent ses détracteurs.

La raison – a-t-il dit – c’est celle de préserver ma propre « santé mentale », ou en d’autres mots, ma propre « hygiène mentale », des formules qu’il a martelées à près de trois reprises sur à peine une minute de conversation (…) :« Pour ma santé mentale, je ne lis pas les sites internet liés à cette soi-disant ‘résistance’. Je sais qui ils sont, je connais ces groupes, mais je ne les lis pas, simplement pour ma santé mentale. S’il y a quelque chose de très sérieux, on m’en informe pour que je le sache. Vous les connaissez… C’est une peine, mais il faut aller de l’avant. Les historiens disent qu’il faut un siècle avant qu’un concile s’enracine. Nous sommes à moitié chemin.« Parfois, on s’interroge : mais cet homme, cette femme, ils ont lu le Concile ? Et il y a des gens qui n’ont pas lu le Concile. Et s’ils l’ont lu, ils ne l’ont pas compris. Cinquante ans après ! Nous, nous avons étudié la philosophie avant le Concile, mais nous avons eu l’avantage d’étudier la théologie après. Nous avons vécu le changement de perspective, et les documents conciliaires existaient déjà.« Lorsque je perçois des résistances, je cherche à dialoguer, lorsque le dialogue est possible ; mais certaines résistances viennent de personnes qui croient posséder la véritable doctrine et t’accusent d’être hérétique. Quand je ne trouve pas de bonté spirituelle chez ces personnes, à cause de ce qu’elles disent ou écrivent, je prie simplement pour elles. J’éprouve de la peine, mais je ne m’arrête pas sur ce sentiment, par hygiène mentale ».

 

 

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