Le pape François fait l’exégèse de la Vierge d’Aparecida

« Aparecida demande de renouveler notre espérance au milieu de tant d’’inclémences », affirme le pape François dans un message aux évêques latino-américain, rapporté par Radio Vatican en italien ce 10 mai 2017.  Trois cents ans après la découverte miraculeuse par les trois pêcheurs de la statue de Notre-Dame dans la rivière Paraiba, à  Aparecida, au Brésil, le pape appelle à « revenir aux racines, à l’attitude qui a planté la foi dans l’Église primitive » et qui a fait du continent latino-américain « la terre de l’espérance ». Il exprime sa préoccupation pour la corruption qui « afflige » le continent.

Le message a été envoyé  aux participants à la 34e Assemblée générale ordinaire du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), réuni à San Salvador, au Salvador, du 9 au 12 mai 2017. Les évêques des 22 pays de la région discutent sur le thème « Une Église pauvre pour les pauvres ».

« Aparecida n’apporte pas de recettes, mais les clés, écrit le pape, les critères, les quelques grandes certitudes pour illuminer, surtout, pour allumer le désir de se débarrasser de toutes les choses superflues et de revenir aux racines ». Cet événement miraculeux, estime le pape, « nous fait grandir dans la foi et nous immerge dans un chemin d’apostolat ».

Le pape souligne trois aspects importants d’Aparecida : le premier concerne les trois pêcheurs, hommes pauvres vivant dans l’insécurité de la vie quotidienne, en contact avec la générosité et l’inclémence de la rivière. C’est une image qui montre les difficultés de la vie des gens qui se retrouvent devant « l’un des péchés les plus graves qui afflige notre continent : la corruption », estime-t-il : « La corruption, qui détruit la population la soumettant à la précarité. La corruption qui, comme un cancer, dévore la vie quotidienne. »

Le deuxième aspect est lié à la Vierge Marie qui accompagne toujours la vie de ses enfants : « Dans l’histoire d’Aparecida, écrit le pape François, nous la rencontrons dans la rivière enveloppée dans la boue. Elle attend ses enfants, elle est avec ses enfants au milieu de leurs luttes et de leurs recherches. »

Enfin, le troisième aspect est la rencontre de ces hommes avec Marie. Leurs filets ne sont pas pleins de poissons, mais il y a « une présence » qui remplit leur vie et leur donne l’espérance. Ce sont des « gens de foi qui ont avoué être pécheurs et sauvés », c’est « un peuple fort et déterminé, conscient que ses filets, sa vie, sont pleins d’une présence qui l’encourage à ne pas perdre l’espoir ».

« Combien devons-nous apprendre de la foi de notre peuple ! », s’exclame le pape. « Ne craignons pas la boue de l’histoire pour racheter et renouveler l’espérance ».

 

Source Zenit

Comments are closed.