Le respect de la vie humaine un des éléments vitaux en vue de la préservation de la paix- Lettre pastorale des évêques du Kenya

A l’approche des élections générales au Kenya (elles se tiendront le 8 août), les évêques du pays ont publié une lettre pastorale afin de rappeler les objectifs de ce scrutin, qui verra le renouvellement du président et du parlement.

« Nous vous rappelons, frères et sœurs, que les principes de la démocratie, le respect de la vie humaine et le respect réciproque ainsi que le rôle de la Commission électorale indépendante représentent des éléments vitaux en vue de la préservation de la paix avant, pendant et après les élections »

écrivent les prélats kenyans dans ce texte intitulé « Elections pacifiques et crédibles pour des responsables intègres » et transmis à l’agence Fides.

Les évêques exhortent en particulier les Kenyans à résister à la manipulation du tribalisme à des fins politiques, à rejeter la violence et les discours incitant à la haine et à choisir des responsables qui soient moralement intègres et qui défendent les valeurs de la vie et de la famille. L’élection présidentielle du 27 décembre 2007, qui avait opposé Mwaï Kibaki à Raila Odinga avait provoqué des émeutes tribales meurtrières. 1500 personnes avaient été tuées et 300 000 déplacées. Cette année, Raila Odinga sera de nouveau en lice, face au président sortant Uhuru Kenyatta.

Pas de résultats probants contre la corruption

Dans leur lettre pastorale, les évêques kenyans réaffirment par ailleurs ne pas vouloir donner de consignes de vote, mais expliquent vouloir seulement rappeler les critères sur la base desquels les électeurs pourront exercer leur libre choix. Il font par ailleurs remarquer que les catholiques sont présents au sein de tous les partis de l’échiquier politique.

La conférence épiscopale kenyane aborde aussi le fléeau de la corruption qui touche tout le pays et les différentes strates de la vie politique, déplorant qu’elle soit « devenue un lourd fardeau pour l’économie, la sécurité alimentaire, l’éducation, le secteur sanitaire, le gouvernement, la sécurité, l’emploi et l’accès aux besoins de base de la part d’une grande partie des kenyans ». Malgré quelques signes de bonne volonté de la part du gouvernement, les évêques regrettent que les institutions et la direction politique du pays soient trop faibles en matière de lutte contre la corruption.

Le Pape François s’était rendu dans le pays lors d’une tournée en Afrique, en novembre 2015.

 

Source Radio Vatican

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