L’édito – Pourquoi il faut détester Trump

Il y aura bientôt un an, Donald Trump faisait son entrée à la Maison Blanche.  Les medias le détestait avant et il semble bien que leur haine se soit nourrie depuis. En ouvrant les réseaux sociaux pour ma quotidienne revue de presse, je fus surpris de voir depuis ce début de semaine, une nouvelle campagne d’acharnement contre le benêt de Washington. C’en était tellement caricatural que, rompant avec mon indifférence transatlantique, je suis allé voir de plus près ce qui se passait chez ce cowboy tant décrié. Et force m’a été de constater que….  rien ! Si la mode est à la traque des fake news (en français dans le texte), il y aurait peut-être du gros gibier à prendre de ce côté-là. Non seulement le monstre Trump ne semble pas effrayer l’Amérique, mais les chiffres semblent plutôt montrer que les Américains sont assez satisfaits de leur président et d’un certain « retour de l’Amérique » pour reprendre le slogan de campagne. Certes quelques gros médias américains ont tenté de tenir le cap de l’ère précédente, mais sans connaître de véritable succès, semble-t-il. Je laisse aux experts (les vrais, pas ceux de nos médias autorisés) affiner ce qui n’est, de ma part, qu’une impression. La véritable question qui me taraude est pourquoi ? Pourquoi une telle haine venant d’un même horizon ? Il n’est pas le lieu, dans un édito, de fournir une analyse poussée, aussi me contenterai-je de pointer quelques coïncidences. Les mêmes qui conspuent Donald Trump sont les mêmes qui censurent la liberté d’expression. Les mêmes qui calomnient sont les mêmes qui mentent pour vendre leur propre propagande. Bref ce que d’aucuns appellent le système n’aiment pas celui qu’on a présenté comme l’antisystème. Mais c’est aussi la bête à abattre parce que pour la première fois, ils ont été vaincus par la vérité, en ce sens que leur propagande n’a pas pris sur les urnes. Tout comme le Brexit, tout comme l’élection de François Fillon à la primaire de la droite, les apparatchiks du système et leurs ténors médiatiques n’aiment pas qu’on leur résiste. Il faut dire que leur résister et pire les vaincre, c’est un peu plus scier la branche sur laquelle ils sont assis. Mais, par-dessus tout, qu’on soit pour ou contre l’homme et sa politique (et là je ne suis pas assez expert pour me permettre un avis), le crime de Trump c’est d’être Pro vie (en anglais dans le texte). Pointez les hérauts de la culture de mort et les anti-Trump et vous serez surpris de la parfaite concordance des listes, une fois que vous aurez retirez les intérêts particuliers à chaque pays.

Avec l’élection de Donald Trump, le trait tiré par Poutine sur la vieille Europe, la fermeté des pays de l’Est de plus en plus nombreux, l’influence réelle, même petite des mouvements pro vie en France, les cosaques de la civilisation de mort qui ne trouve plus guère que l’Europe version Juncker, Merkel et Macron comme hérauts, se sentent cernés. La vie est l’enjeu majeur de ce début de XXIème siècle. Tout autre combat, s’il ne lui est subordonné, est voué à l’échec, car c’est sur la culture de mort (sous des formes très variée) que la civilisation qui voudrait s’imposer est fondée, en se parant de bons sentiments.

 

Cyril Brun, rédacteur en chef

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