L’édito – Laïcité à deux vitesses ? Quand l’Eglise fait peur aux manipulateurs de masse

 

Emmanuel Macron était donc invité par les évêques de France lundi 9 avril 2018 aux Bernardins. On a beaucoup glosé en amont de ce cocktail, pour savoir si c’était le pendant catholique du dîner du CRIF, si un président de la république pouvait se rendre à une telle invitation, alors qu’il est évident qu’il peut aller sans entacher la laïcité au diner des autres religions. L’autre grande question était de savoir ce que le chef de l’Etat allait bien pouvoir dire. On attendait beaucoup de la rencontre de janvier avec les représentants des cultes. On attendait encore plus des vœux du président aux mêmes représentants. Et comme il n’était rien sorti des flots littéraires présidentiels on attendait beaucoup, sans plus trop savoir quoi, de cette soirée, sur fond d’islam et de révision des lois de bioéthique. Et mises à part quelques citations montées en épingles et brochettes d’œufs de Pâques, il n’est évidemment pas ressorti grand-chose de cette rencontre au cours de laquelle le président a laissé entendre ce que les catholiques voulaient entendre. Reprenant les tremolos sarkoziens, il a rappelé l’apport des catholiques à la construction de la France, dans une petite incise laissant entrevoir sa conception : les catholiques ont mis leur pierre à l’édifice, mais ils ne sont pas les fondations de la France. On pourrait analyser le discours présidentiel, mais qu’y trouverions-nous ? Des mots, des poncifs. Il écoute, mais ne répond pas. Il invite à s’engager, mais reste fermé à tout ce qui n’est pas conforme à sa vision. Il a peur de la réaction des catholiques face aux révisions des lois de bioéthique et finalement il est venu leur dire qu’il ne tiendrait pas compte de leur point de vue, par « réalisme humaniste ». Mais, charmeur, il pleure avec les catholiques nostalgiques d’un temps où les présidents étaient effectivement chrétiens et où la morale du monde s’accordait encore avec l’anthropologie catholique. Promesse de restaurer un lien abimé, comme une parole en l’air qui n’engage que ceux qui y croient.

Plus intéressantes sont les réactions au discours. Si creux soit-il, les médias et surtout les politiques de gauche et autres francs-maçons sont vent debout pour défendre la laïcité. Une laïcité qui peut tout supporter des juifs et de l’islam, mais qui seraient immédiatement contaminé d’une maladie honteuse au simple passage d’une ombre catholique. Nous avons abondamment relayé ces réactions et parfois ce qu’elles ont de contradictoire dans leur deux poids deux mesures. Mais une chose ressort, francs-maçons comme politique de gauche, l’Eglise les terrifie. Ce n’est pas uniquement parce qu’ils se sont fortifiés dans une opposition à l’Eglise qu’ils en ont peur, mais c’est parce qu’ils ont tout construit sur le mensonge, alors que l’Eglise ne cesse de porter haut et fort un message de vérité. Une vérité anthropologique qui libère l’homme de son péché et de ses travers certes, mais qui aussi libère, en ouvrant les yeux du cœur et de l’intelligence, des totalitarismes et manipulations par lesquels la classe médiatoco-politico-progressisto-maçonnique tient asservi cette masse informe qu’ils appellent le peuple et que nous nommons, nous, l’Homme.

 

 

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