L’édito – Réseaux sociaux et commentaires : Peut-être aller au-delà du titre ?

L’ingratitude du Net ne tient pas seulement à l’aridité d’un travail derrière l’écran ou au très solitaire travail de bénédictin à la recherche des bonnes informations, mais aussi à l’interaction non moins solitaire et anonyme des internautes. Outre les réactions violentes et épidermiques, que nous constatons très peu parmi les commentaires de nos articles (les spécialistes disent que cela témoigne d’une grande qualité de lectorat), le plus frappant est le nombre de commentaires fondés sur la seule lecture du titre. Si bien de nos articles, notamment en ce qui concerne la revue de presse du monde catholique, peuvent se suffire du titre que nous essayons de rendre le plus explicite possible, bien des réactions trouveraient leurs réponses à la lecture de l’article complet. Sur bien des sites, les commentaires sont surtout prétextes à s’attribuer une tribune pour parler de sujets parfois très éloignés de l’article lui-même. Il apparait, en revanche que nos lecteurs sont plus sobres. Mais nous ne pouvons qu’encourager à lire l’article avant de parfois sur-réagir. L’affaire MacCarrick est bien évidemment particulièrement concernée par cette invitation tant le sujet est moins binaire qu’il n’y parait.

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