L’édito – Quand le sacrifice devient lumière tirée de sous le boisseau.

S’il est un mot repoussoir c’est bien celui de sacrifice. Et pourtant il porte en lui la profonde attirance de l’homme pour Dieu. Nous avons réduit sacrifice à privation alors qu’il s’agit de don. Toute privation n’est pas sacrifice et tout sacrifice ne consiste pas en privation. Sacri facere : rendre sacré. Tel est le sens de sacrifier, faire passer du profane (pro fanum hors du temple) au monde divin.
Ainsi puis-je tout sacrifier, transformer chaque acte de ma vie, le plus profane soit-il, comme mon travail, en un acte sacré en consacrant, c’est à dire en donnant une dimension céleste à mes actes.
Nous vivons entre ciel et terre et rendre sacré le profane c’est inscrire la terre dans le ciel et ouvrir la terre au ciel. C’est aussi l’assurance que nous demeurons tendus vers Dieu, car rendre sacré un acte mauvais est bien difficile. C’est du reste en soi une forme de discernement, car choisir ne consiste pas à renoncer mais à préférer. En ce domaine préférer est un billard à plusieurs bandes dans la construction globale d’une vie à rebours de la satisfaction éphémère de l’instant. Peut-être qu’entre deux scandales politico-médiatique défigurant la dignité de l’Homme, le chrétien a-t-il encore une lumière particulière à livrer en faisant de sa vie un acte sacré permanent.

Cyril Brun, rédacteur en chef

 

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