L’entreprise doit promouvoir la communion – Le capitalisme connaît la philanthropie, pas la communion. Pape François

Le Pape François a salué ce samedi matin les participants à un colloque d’entrepreneurs sur le thème “Économie de communion”, organisé par le mouvement des Focolari. Ce rassemblement réunit à Castel Gandolfo, du 1er au 5 février, plus d’un millier de personnes venues de 49 pays. En les recevant en salle Paul VI, le Pape a renouvelé son appel pour une humanisation des entreprises, avec une attention renforcée pour les pauvres et les jeunes, rapporte Radio Vatcan

Un thème cher au pape François qui rappelle dans son discours s’y être sincèrement intéressé depuis longtemps. Évoquant l’historique de cette démarche, partie du Brésil, le Saint-Père a souhaité placer l’entrepreneur comme acteur de communion.

Par votre vie, vous montrez que l’économie et la communion deviennent plus belles quand elles sont jointes. L’économie est certainement plus belle, mais plus belle aussi la communion, parce que la communion spirituelle des cœurs est encore plus pleine quand elle devient communion des biens, des talents et des profits.

Aussi, pour “aller plus loin”, le pape a-t-il souhaité rappeler trois choses.

La place et le rôle de l’agent : “Le meilleur moyen et le plus concret pour ne pas faire de l’argent une idole est de le partager, le partager”

Il est très important qu’au centre de l’économie de communion il y ait la communion de vos bénéfices. L’économie de communion c’est aussi la communion des profits, expression de la communion de la vie. J’ai souvent parlé de l’argent en tant qu’idole. La Bible nous le dit de diverses manières. Ce n’est pas par hasard que la première action publique de Jésus, dans l’Évangile de Jean, concerne les marchands chassés du temple (Cf. 2, 13-21). On ne peut pas comprendre le Royaume nouveau apporté par Jésus si l’on ne se libère pas des idoles, dont une des plus importantes est l’argent. Par conséquent, comment être des marchands que Jésus ne chasse pas ? L’argent est important, surtout s’il n’y en a pas et que de lui dépend la nourriture, l’école, l’avenir des enfants. Mais il devient une idole quand il devient la fin. L’avarice volontaire devient un vice capital, c’est un péché d’idolâtrie parce que l’accumulation de l’argent pour lui même devient la finalité de l’action.

La pauvreté : “l’économie de communion ne doit pas seulement soigner les victimes, mais construire un système où les victimes soient toujours en diminution, ou si possible elles n’existent plus.”

On ne le dira jamais assez, le capitalisme continue à produire les « mis à l’écart » qu’ensuite il voudrait soigner. Le principal problème éthique de ce capitalisme est la création des mis à l’écart pour ensuite chercher à les cacher ou les soigner pour qu’on ne les voit plus. Une grande forme de pauvreté de la civilisation est de ne plus réussir à voir ses pauvres, qui sont d’abord écartés et ensuite cachés.

Les avions polluent l’atmosphère, mais avec une petite partie de l’argent du billet, ils planteront des arbres pour compenser une partie des dommages provoqués.

Le futur : “Le capitalisme connaît la philanthropie, pas la communion. C’est simple de donner une partie des profits, sans embrasser et toucher les personnes qui reçoivent ces « miettes ».”

En revanche, même seulement cinq pains et deux poissons peuvent rassasier les foules s’ils sont le partage de toute notre vie. Dans la logique de l’Évangile, si on ne donne pas tout, on ne donne jamais assez.

Lire l’intégralité du discours

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Xavier Ravier

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