Les manants du Roi, le nouveau film de Patrick Buisson sur le génocide vendéen – Un nouvel éclairage politique

Photo : Les manants du Roi

Hier (28 juin 2018) se déroulait au Grand Rex l’avant-première du film Les manants du Roi, nouveau film de Patrick Buisson, réalisé par Guillaume Laidet et dont les textes sont écrits par Michel Chamard. Co-produit par la chaîne Histoire et la société Erealprod, ce docu-fiction inédit nous plonge en toute vérité historique entre 1793 et 1796, dans les guerres de Vendée et le génocide qui s’ensuivit, à travers les narrations de six personnages emblématiques et humains, tous servis par d’excellents comédiens ! Un chouan, le “gâs” Jean ; un prêtre réfractaire, l’Abbé Vincent Huguet ; un capitaine “bleu”, François Sauvage ; un bourgeois révolutionnaire nantais, Percier de Fontaine,  un député montagnard, Carré de Longwy (qui évoque directement Jean-Baptiste Carrier) ; une noble amazone insurgée, Céleste de Boismé (inspirée de Céleste Bulkeley), qui prouve que les femmes et leur courage n’étaient pas en reste, surtout face à la misogynie de la Révolution Française ainsi que l’évoque la peintre Elisabeth Vigée Le Brun dans ses Souvenirs :  “Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées.”.

Stanislas de La Tousche, magistral dans le rôle du “gâs” Jean

Cette fresque historique se structure autour de moments narratifs où chaque personnage partage ses opinions et son vécu au sein de cette tourmente, que viennent appuyer de nombreux éléments cinématographiques extraits de films sur la chouannerie, de la Cinéscénie du Puy du Fou, d’aperçus de vitraux et de chansons révolutionnaires et contre-révolutionnaires.

Discours préambule de Patrick Buisson, photo par Les manants du Roi

La projection, agrémentée avant et après de chants par le célèbre chœur Montjoie Saint-Denis a été ouverte par un fracassant discours de Patrick Buisson, vibrant hommage aux martyrs de Vendée, qui par leur courage et leurs sacrifices surent préserver la liberté de culte aux catholiques, contre le fanatisme sanglant et totalitaire de La Convention et de l’esprit Révolutionnaire. Buisson attaque le négationnisme qui nimbe la Révolution Française, révolution fondamentalement bourgeoise malgré ce que la propagande républicaine martèle depuis deux cent ans, et fondé sur un gigantesque holocauste fondateur : la Terreur et le génocide programmé de la Vendée (loi du 1er août 1793). La Révolution Française acheva de libérer les puissances d’Argent en détruisant le garde-fou du catholicisme : libéralisations (loi du 4 août 1789 sur l’abolition des privilèges, loi Le Chapelier du 14 juin 1791…), allongement du temps de travail et suppression du chôme du dimanche… La maltraitance des prêtres, la conscription forcée ne purent que mettre le feu aux poudres chez un peuple qui au départ accueillait la Révolution comme une réforme nécessaire, pour rapidement se rendre compte qu’elle n’était qu’un pas en avant vers son oppression.

Le Chœur Montjoie Saint Denis en grande forme !

Ce film, qui sera diffusé sur la chaîne Histoire le 4 juillet 2018 est un pendant à l’excellent travail réalisé par Daniel Rabourdin, dont le film La Rébellion cachée se structure davantage comme un docu-fiction à l’américaine : reconstitutions historiques, interviews d’historiens, documents à l’étude…

A voir absolument ! Le DVD est d’ailleurs disponible ici. Daniel Rabourdin a aussi publié un livre : Comment faire un film indépendant.

Ces deux films donnent raison à Joseph de Maistre lorsqu’il déclare, et Patrick Buisson l’a rappelé dans son discours, que “L’histoire est une conspiration permanente contre la vérité”. Complotisme ? rétorquerait-on… Non ! tout simplement intérêts bassement humains plus ou moins concordants. Le seul complot est celui de Satan.

Il est grand temps que la France se rende compte de cette part de son histoire, qui inspira toutes les révolutions et totalitarismes dans le monde ; qu’elle médite sur son régime républicain, qui montre de plus en plus ses déficiences et son manque de démocratie réelle (tout comme il n’y avait que très peu d’artisans et ouvriers parmi les premiers députés, il en est de même aujourd’hui), sans compter la trahison incessantes de nos “élites”, continuant de brader la France au Marché, que ce soit directement ou à travers l’emprisonnement de l’Union Européenne, véritable stratagème des chaînes comme l’explique François Asselineau.

Rappelons-nous aussi cette mémorable scène du film Le Président, par Henri Verneuil, où Jean Gabin, royal, propose une Europe fondée sur les souverainetés des nations plutôt que sur des trusts financiers qu’il dénonce avec panache :

Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais de redonner le pouvoir au tissu social et pourrait-on dire féodal (hiérarchie des services, prenant racines dans l’exemple du Christ qui lave les pieds des apôtres), à travers le respect du principe de subsidiarité, une économie humaine et sociale dotée de libertés ciselées de contraintes, telles que le christianisme, qui forgea la France, les a toujours prônées. Un roi ? L’élection de Macron, prétendu au dessus des partis (ce qui est vrai, mais son monarchisme est financier et international…) a montré que les français désiraient être gouverné par un monarque, mais encore faut-il restaurer tout d’abord ce tissu social fait de libertés réelles, sortir de la logique libérale-socialiste de l’Etat moderne, et retrouver un corps, dont on pourra ensuite choisir la tête, à la Grâce de Dieu !

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