Les mesures prises par la CEF pour prévenir les cas de pédophilie

La lutte contre la pédophilie est devenue une des priorités de nos évêques. Réunis actuellement en assemblée plénière à Lourdes, ils ont vécu ce lundi 7 novembre une journée de prière pour les victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Une messe a été célébrée à cette intention à midi. Dans son homélie, Mgr Luc Crepy, évêque du Puy-en-Velay et président de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie, a déclaré avec force que les évêques devaient

« sortir du trop long silence coupable de l’Église et de la société et entendre les souffrances des victimes ».

Plus tard ce lundi, une conférence de presse était organisée par les évêques pour dresser un bilan d’étape dans la lutte contre la pédophilie, avec les interventions de Mgr Luc Crépy, et Ségolaine Moog, déléguée des évêques de France dans la lutte contre ces crimes.

Les évêques français rappellent avant tout trois mesures concrètes :

– La mise en place de cellules d’écoute des victimes au sein des diocèses, afin qu’elles puissent être mieux accueillies et accompagnées.

– La création de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP), composée de trois évêques, un représentant de la Conférence des religieux et religieuses de France ainsi que de deux experts laïcs : une psychothérapeute et un juriste.

– La création d’une commission nationale d’expertise indépendante qui a pour mission de conseiller les évêques dans l’évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles.

En outre, une boite mail à l’adresse parolesdevictimes@cef.fr, mise en place le 12 avril dernier, a permis de recueillir une centaine de témoignages, qui, pour la très grande majorité des cas, reviennent sur des affaires anciennes, voire très anciennes.

Six mois après l’annonce de nouvelles mesures, les évêques se félicitent que leur travail dans la lutte contre la pédophilie s’amplifie et s’inscrive à la fois au niveau des diocèses et au niveau national avec un travail de fonds basé sur l’écoute des victimes.

Mais il y a encore fort à faire : « il est clair qu’il nous faut encore aller plus loin dans la compréhension de ce qui se joue dramatiquement dans les abus sexuels et dans l’existence de ceux et celles qui en ont été victimes » conclut l’Église de France.

Source : Radio Vatican

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