L’Europe a besoin de la foi en Christ estiment les représentants du Vème Forum Européen Catholique-Orthodoxe

Cathobel nous rapporte que le Vème Forum Catholique-Orthodoxe Européen s’est tenu à Paris du 9 au 12 janvier 2017. Ce forum a été organisé sur l’invitation de l’Archevêque de Paris, le Cardinal André Vingt-Trois. Les travaux ont ensuite été guidés par les deux co-Présidents du Forum, le Métropolite Gennadios de Sassime du Patriarcat Œcuménique, et, au nom de la Présidence du CCEE, par le Cardinal Péter Erdő, Archevêque d’Esztergom-Budapest. Le thème de cette rencontre : L’Europe dans la crainte de la menace du terrorisme fondamentaliste et la valeur de la personne et la liberté religieuse.

« Nos Églises catholique et orthodoxe proclament la centralité de la personne humaine et de sa dignité créée à l’image de Dieu. Elles affirment la dignité de la nature humaine créée libre. La liberté humaine s’exerce au plus haut point dans l’acte de foi religieuse. L’acte de foi doit toujours rester libre. Les constitutions de nos États garantissent les droits fondamentaux de la personne humaine. Néanmoins dans nos sociétés des forces sont toujours à l’œuvre pour marginaliser, voire effacer de l’espace public les religions et leur message. Nous pensons que l’Europe a plus que jamais besoin du souffle de la foi en Christ et de l’espérance qu’elle procure. Le christianisme est un marqueur d’identité qui ne nie pas aux autres leurs droits humains, mais qui cherche à coopérer avec tous pour la réalisation du bien commun ».

 

Le message, en quatorze points, développe certaines questions traités durant la rencontre : la dignité humaine et la liberté religieuse ; l’intolérance religieuse, la discrimination et la persécution ; le fondamentalisme et le terrorisme aujourd’hui ; la cohésion sociale et le phénomène de la peur dans l’État de droit en regardant à la mission des dirigeants et à la contribution de l’Église ; l’engagement des Églises dans la gestion des conflits et dans la promotion du bien commun et de la solidarité ; et enfin la proclamation de Jésus-Christ comme réponse à la menace tant du fondamentalisme que du terrorisme.

« L’Europe séculière – écrivent les participants – plonge ses racines dans nos traditions chrétiennes qui lui ont fourni sa vision universaliste, sa conception de la dignité de la personne et les principes de sa morale. Se couper de ses racines, c’est aller à la dérive. Le vide intérieur expose surtout les plus jeunes, aux pires sollicitations. Nous répétons avec force que la foi chrétienne rejoint l’homme dans toutes les dimensions de son être personnel et social. Elle s’exprime dans le double commandement de l’amour de Dieu et du prochain, qui est la clé de l’acceptation mutuelle. L’amour du prochain est sans condition ni calcul (Cf. Mathieu 22,39). Le dialogue de vérité entre personnes de religion ou de convictions différentes est la seule issue aux situations de peur et d’exclusion mutuelle. Le dialogue nous apprend à devenir plus humbles. Dans la confrontation avec les autres nous découvrons toujours des richesses insoupçonnées de notre humanité commune. Nous sommes heureux de progresser ainsi vers une meilleure connaissance et un plus grand amour de Celui qui pour nous est l’achèvement de notre humanité, Jésus-Christ notre Seigneur, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14,6). ».

Il faut bien reconnaître que lorsque les Orthodoxes s’en mêlent nous sommes toujours mis au cœur même de la vie théologale !

 

 

 

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