L’expérience du Martyre chez les chrétiens d’Orient

L’Orient est la région du Christ, la région de la naissance de la chrétienté, là où elle a pratiquement toujours été minoritaire. En cela, elle a toujours vécu cette forme de combat pour sa survie, face au judaïsme initialement puis face à l’islam sous différentes formes et dans la durée. Avec l’installation durable de l’Islam en Terre Sainte, le statut de la dhimmitude a instauré une discrimination sociétale régulée par l’empire ottoman. Elle perdure de nos jours sans cette régulation interne et est devenue discrimination religieuse, motif de torture depuis la domination islamiste. Les supplices actuels de nos frères orientaux ne sont que le reflet de ceux vécus par leurs pères dès 1095 et la persécution des Coptes par le sultan fatimide Hakim ; ou au cours des siècles suivants en Syrie et en Palestine ; au Liban au XIXe siècle ; en Arménie au début du XXe siècle.

En cela, le martyre n’est pas chose nouvelle en Orient mais nous ne traiterons ici que de la période actuelle dans la mesure où elle est forte d’enseignements, au moins autant que de ceux du passé.

Le martyre pour l’Eglise catholique n’est pas celui que reconnaissent les médias occidentaux. Selon le Catéchisme de l’Eglise Catholique article 2473 : Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi ; il désigne un témoigne qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend témoignage au Christ, mort et ressuscité, auquel il est uni par la charité. Il rend témoignage à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il supporte la mort par un acte de force. ” Laissez-moi devenir la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’arriver à Dieu ” (Ignace d’Antioche, Rom. 4, 1).

Celui des chrétiens d’Orient est une preuve donnée, à notre monde en défaillance, de la présence du Christ à nos côtés. Il est la démonstration que rien ne peut se faire sans Dieu, ni contre Dieu. Le bassin ancestral de notre Eglise a été choisi aujourd’hui comme lieu de la démonstration du triomphe de la Croix glorieuse, in fine.

Ainsi il apparaît clairement que le martyre est un fondement de la foi chrétienne comme expression du mystère de la liberté et du choix et comme moyen d’expression de l’Amour de Dieu pour les hommes. Le martyre est en outre une des formes de l’œcuménisme véritable en tant qu’héritage évangélique, message d’Espérance et terreau de sainteté. Enfin, le martyre actuel des chrétiens d’Orient met en évidence la faillite du modèle occidental postrévolutionnaire qui pousse au fondamentalisme pour les acteurs du mal ou à la trahison et l’égoïsme pour les pourfendeurs de ces derniers.

Pour lire l’intégralité de l’étude c’est ici.
(merci à son auteur anonyme, mais documenté)

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