L’huile d’olive : une spécialité monastique du Barroux ! (Divine Box)

L’huile d’olive : une spécialité monastique du Barroux ! (Divine Box)

L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, aux petits airs bien provençaux, entourée de pin, d’oliviers et de vignes, se trouve nichée au pied du mont Ventoux dans le Vaucluse. C’est une abbaye assez récente, puisqu’elle fut construite dans les années 70. Les bénédictins qu’elle accueille vivent selon la règle de saint Benoît “ora et labora” (prie et travaille). La prière rythme donc leurs journées de travail, avec les huit offices quotidiens qui les tirent des vergers pour les ramener à l’essentiel : leur chapelle. En ce qui concerne leur labeur, ils réalisent de multiples activités, d’où découlent plusieurs produits : vins, biscuits, savons et huiles d’olive bien sûr ! C’est de ces huiles d’olive que nous allons parler aujourd’hui. Allez, hop, Divine Box vous emmène sous le soleil provençal !

Située en Provence, l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux a été construite dans les années 70 – © Divine Box

Un moulin traditionnel !

C’est lorsqu’ils arrivent dans la Provence des Papes en 1970 que les bénédictins du Barroux reprennent une vieille tradition biblique : exploiter les oliviers. En effet, l’huile fait partie, avec le pain et le vin, des aliments omniprésents dans la Bible et au temps de Jésus. Petit à petit, ces trois aliments sont devenus les emblèmes des produits de l’abbaye du Barroux.

En France, d’autres monastères cultivent des oliviers : l’abbaye de Jouques, l’abbaye de Castagniers ou encore l’abbaye de Lérins. Mais le Barroux est la seule abbaye à posséder son propre moulin pour presser ses olives. De plus, leur belle aventure s’inscrit dans une tradition régionale, puisque le premier moulin à huile communal dans le village du Barroux date de de la Révolution !

Le moulin des moines, situé en contrebas du monastère, sert à leur propre production mais est aussi prêté à environ 500 oléiculteurs du coin qui l’utilisent. Les uns s’en servent pour leur consommation personnelle apportant quelques kilos par an, d’autres l’utilisent pour leur production, en apportant parfois plusieurs tonnes d’olives par an ! Nous allons maintenant regarder comment fonctionne ce moulin…

Un moine de l’abbaye du Barroux en pleine récolte des olives, à la main bien sûr ! – © Abbaye du Barroux

Fabriquer de l’huile d’olive : toute un savoir-faire…

Comme tout produit monastique, le processus de fabrication de l’huile d’olive est exigeant et les moines ont à cœur de le respecter. De la récolte à la dégustation, en voici les principales étapes :

  • tout d’abord il y a la culture et la récolte des olives, bien sûr ! Les moines mettent un point d’honneur à cultiver leurs oliviers selon les principes de l’agriculture raisonnée : respectueuse de la nature, et utilisant le moins de produits chimiques possible. Heureusement, l’abbaye est balayée par le mistral, ce qui chasse la majorité des insectes ravageurs de l’olivier, et facilite donc le boulot des moines. En ce qui concerne la récolte, il s’agit d’un travail communautaire, où une bonne partie de la communauté met la main à la pâte, chaque saison !
  • une fois les olives ramassées, intervient une étape de nettoyage : on les lave et on sépare les feuilles des olives. Il ne faut garder que ces dernières afin d’obtenir une huile d’olive bien pure !
  • ensuite, direction le moulin à proprement parler. Là, sous des grosses meules de granit, les olives sont broyées avec le noyau, ce qui donnera une sorte de pâte.
  • cette pâte va ensuite passer dans différentes machines pour la malaxer et la décanter, dans le but de séparer la pâte de l’huile. Cette pâte extraite, ne servant plus pour l’huile d’olive, sera, entre autres, répandue dans les vergers d’oliviers et dans les vignes des moines, comme engrais naturel.
  • l’huile, quant à elle, va passer par l’étape ultime du filtrage pour obtenir une huile d’olive bien propre, sans dépôt.

Et le tour est joué ! Le résultat ? Une incroyable huile d’olive : 100 % “Monastic”, entièrement conçue par les moines du Barroux, sans additifs ni produits chimiques.

Le moulin à huile des moines, qui  fonctionne avec deux grosses meules de granit – © Divine Box

Une huile d’olive, plusieurs utilisation

Une fois produite, l’huile d’olive des moines du Barroux est utilisée de différentes manières :

  • elle est d’abord mise de côté soit pour les moines eux-mêmes, soit pour leurs clients
  • elle est ensuite utilisée comme ingrédient pour confectionner de bons savons provençaux : l’abbaye du Barroux en propose déjà 7 (chèvrefeuille, miel, argile verte, fruits des bois, pamplemousse, verveine et lavandin), qui sont réalisés par un maître-savonnier local !
  • elle est enfin, bien sûr, mise en bouteille, pour être dégustée ! Mais voyons voir quelles sont les 3 huiles que produisent les moines, car elles n’ont pas les mêmes goûts !

Ce savon au pamplemousse est fabriqué par un savonnier provençal avec l’huile d’olive des moines du Barroux !  – © Divine Box

Différentes huiles d’olives au Barroux !

Saviez-vous que le vin possède des bouquets ? Eh bien, c’est pareil pour l’huile d’olive, sauf que l’on parle de fruités. Ainsi, les trois huiles d’olives produites par l’abbaye du Barroux ont des fruités très différents. Cela est dû à la variété de l’olive et au monde de production.

La Reïalo (bouteille verte) est l’huile la plus classique. Les olives qui la composent sont vertes, principalement issues de la variété Verdale. Ces olives sont jeunes, ce qui confère à l’huile des notes d’artichaut et d’herbe coupée. Elle devient alors l’alliée parfaite des pâtes et des salades ! Son nom, “royale” en provençal, rappelle l’onction des rois dans la Bible.

La Joïo (bouteille rouge) est la plus douce des trois huiles, avec un goût plus léger. Elle est issue d’olives arrivées à maturation, des variétés Verdale, Picholine et Tanche. Cela lui donne des notes d’amandes et de fruits rouges. Elle est parfaite en accompagnement de légumes cuisinés ! Son nom signifie “joie” en provençal, rappelant le lien biblique entre l’huile et la joie comme précisé dans le livre d’Isaïe, où on évoque “l’huile de joie” qui descend du Seigneur.

La Siavo (bouteille noire) est celle qui a le plus de caractère. Pour la réaliser, les moines font “coufire” les olives, c’est-à-dire qu’ils les font macérer pendant quelques jours avant de les broyer et de reprendre le processus habituel. Elle possède ainsi des notes d’olives confites, de champignons, de céréales et parfois même de cacao. Bien corsée, elle se marie bien avec les pommes de terres, les viandes et même les desserts !

Les trois huiles d’olives du Barroux : Reialo, Joio, Siavo – © Divine Box

Comment se procurer tous ces beaux produits ?

Bien sûr, l’idéal est de se rendre sur place, au magasin de l’abbaye Sainte-Madeleine : 1201 chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les huiles d’olives du Barroux !

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