L’ONU veut rendre compatible la GPA avec l’interdiction de la vente d’enfants

Au Conseil des droits de l’homme, les 5 et 6 mars, les débats étaient largement consacrés aux droits des enfants. À cette occasion, la Rapporteur spécial de l’ONU sur la vente d’enfants a publié son rapport sur la gestation par autrui (GPA) dans lequel elle consacre ses efforts non pas à lutter contre la GPA, mais à trouver le moyen de la rendre compatible avec l’interdiction de la vente d’enfants. À cette fin, elle recommande tout simplement de déclarer, dans les contrats de GPA, que la transaction ne porte pas sur l’enfant, mais sur la gestation ! De même, il suffirait de déclarer que ce n’est pas l’enfant qui est transféré mais sa filiation légale !

Ainsi, la GPA pourrait être pratiquée sans tomber sous le coup du droit international.

 

Durant ce même débat, j’ai pu m’adresser au Conseil des droits de l’homme pour dénoncer le fait que « les enfants sont pris au piège de l’égoïsme des adultes, des intérêts de l’industrie biomédicale et de l’eugénisme. Comme les esclaves, on peut les tuer, les vendre et les acheter. »

’ECLJ a aussi organisé une conférence au siège des Nations Unies sur ledroit de connaître ses origines.  L’ECLJ a donné la parole à des femmes privées de leur « père biologique » parce qu’elles ont été conçues par « PMA anonyme », c’est-à-dire avec le sperme d’un homme anonyme. Ces femmes ont été blessées par cette grave injustice. Elles se battent aujourd’hui pour connaître leur père, leurs éventuels frères et sœurs, leur propre histoire et origine.  Nous en publierons bientôt les textes et vidéos.

L’ECLJ s’engage auprès d’elles pour que soit reconnu et garanti le droit fondamental de connaître ses « parents biologiques ». Ce droit constitue le lien nécessaire entre la nature et la filiation ; il s’oppose à la déshumanisation de la procréation.

A l’occasion de cette conférence, l’ECLJ publie un nouveau rapport « Les droits des enfants conçus par PMA ». Il sera bientôt disponible en français.

Cette semaine encore, l’ECLJ défendra un pasteur chrétien emprisonnéinjustement en Turquie depuis la prétendue tentative de coup d’état. C’est sa propre fille qui s’exprimera au nom de l’ECLJ devant les 47 ambassadeurs du Conseil des droits de l’homme.

Enfin, ces deux prochaines semaines, l’ECLJ rencontrera des missions diplomatiques et interviendra encore pour défendre les chrétiens du Pakistan, ainsi que pour exiger la poursuite pénale, pour génocide et crimes contre l’humanité, des djihadistes de Daesh.

Grégor Puppinck.

 

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