Lyon : retour en grâce de la Vierge vandalisée grâce …. à une imprimante 3D !

Une réplique en trois dimensions de la statue de Notre-Dame des Neiges, dont l’original a été brisé le 1er février dans la chapelle lyonnaise de la Famille missionnaire de Notre-Dame, de nouveau visible par les fidèles depuis ce dimanche.

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Il est 17 heures, lundi 1er février, quand Sœur Véronique entend, depuis la petite chapelle, un grand bruit. Quand elle s’y précipite, la religieuse découvre, avec effroi, la statue de plâtre de Notre-Dame des Neiges à terre, la tête pulvérisée. Huit mois plus tard, cette même sculpture s’apprête pourtant à retrouver sa place. À une différence près : ce n’est pas l’original qui sera exposé, mais sa réplique, numérisée et sortie tout droit d’une imprimante en trois dimensions. Une première dans le diocèse de Lyon.

Une réplique de la statue originelle

« Au début, nous voulions en refaire un modèle en plâtre, mais c’est un matériel trop fragile face aux risques de profanation »témoigne Sœur Véronique. Quelques mois après cet acte de vandalisme, c’est à Frère Antoine, membre lui aussi de la Famille missionnaire de Notre-Dame, que la solution finit par s’imposer. Alors qu’il déambule par hasard, en juillet, dans le 3arrondissement, il passe devant la devanture d’une entreprise spécialisée dans la fabrication d’objets en trois dimensions, X3D. Il entre, et engage alors la conversation avec Kamal Bounouara, responsable de l’enseigne.

« En tant que musulman, l’explication de Frère Antoine sur l’acte de vandalisme de la statue m’a beaucoup perturbé : pour moi, un site religieux est un lieu de paix, de recueillement », explique Kamal Bounouara. Les deux hommes décident donc de lancer ensemble la réalisation d’une réplique, en trois dimensions, de la sculpture originelle.

Une reproduction « grand format »

À quelques détails près, cette dernière est presque identique à l’originale. Grâce à un processus de numérisation, aboutissant à la fabrication, par Kamal Bounouara, de premiers modèles d’une trentaine de centimètres, le fichier de cette statue « grand format » – elle mesure 1,20 mètre – voit le jour. « Nous avons même profité de cette technique pour la reproduire en peu plus grande », se réjouit Sœur Véronique. « Et le fait qu’elle soit numérisée n’altère en rien sa dimension spirituelle », poursuit la religieuse.

Autre légère différence avec l’original, la couleur. « Il y a une petite différence d’aspect, parce que la statue de Notre-Dame des Neiges était en plâtre et que nous la remplaçons par un modèle en plastique », poursuit Kamal Bounouara. « Pour y remédier, nous allons appliquer sur ce dernier une couche de peinture blanc cassé ». La statue devrait en tout cas pouvoir rejoindre, en temps et en heure, le foyer de Lyon pour la journée en son honneur, dimanche 16 octobre.

Prévenir les actes de vandalisme

Avec cette nouvelle technologie, qui a déjà prouvé à maintes reprises son efficacité, les édifices religieux pourraient avoir trouvé une solution pérenne de protection de leurs objets de culte, de plus en plus ciblés par des actes de vandalisme. Seul bémol, soulevé par Kamal Bounouara : « elle reste encore très coûteuse ».

Source : La Croix

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