Brèves

La France appelle à la libération du patriarche de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée

Dans un communiqué, l’Etat français se dit « vivement préoccupé par le maintien en résidence surveillée » de sa Béatitude Aboune Antonios. L’Erythrée fait partie des dictatures les plus dures au monde, non loin derrière la Corée du Nord.

Cela fait désormais 10 ans que le patriarche d’Erythrée est maintenu de force chez lui par la police de l’Etat.

Selon une source « depuis 6 mois des rumeurs circulent sur l’état de santé du patriarche, qui semble s’être considérablement détérioré ». « Toute la population est au courant qu’il est prisonnier, mais on ne connait pas la vérité sur ses conditions de détention. Il a été arrêté car il n’a pas accepté l’interférence de l’Etat dans l’Eglise orthodoxe  ». Elle précise que le siège du patriarcat est aujourd’hui vacant.

 

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Voir notre article sur le sujet

L’Érythrée et la persécution chrétienne

Asie #NLQ

Le Liban consacré au Cœur Immaculé de Marie

Le patriarche des maronites du Liban et de tout l’Orient Mgr Bechara Boutros Raï s’est rendu à Fatima, au Portugal, là où la vierge demanda la consécration du monde “au Cœur immaculé de Marie”. Il y a célébré la messe de consécration dimanche.

« Une journée du Liban à Fatima » était prévue du samedi 24 dans l’après-midi au dimanche, dans le grand sanctuaire portugais. Le patriarche a conduit le chapelet et la procession aux flambeaux

Le pape François a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie, le 13 octobre 2013, devant la statue du sanctuaire de Fatima acheminée à Rome pour l’occasion. À sa suite, beaucoup de chefs d’Église et d’évêques le feront, et dimanche prochain, 25 juin, ce sera au tour du Liban et du Moyen-Orient de l’être.

Le pèlerinage est organisé par la Commission patriarcale de consécration du Liban et du Moyen-Orient et le sanctuaire de Harissa. Plusieurs autres patriarches et évêques y participeront.

 

Source Œuvre d’Orient

Tribunes et entretiens

Entretien avec Stéphane Mercier

Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Son histoire est tout à fait singulière, et montre le prix qu’il faut parfois payer, au sein même de l’Europe, pour être libre et penser autrement. Vous pouvez soutenir le professeur Mercier en cliquant sur ce lien

 

 

CitizenGO : La pétition lancée par CitizenGo pour vous soutenir a rencontré un franc succès, avec près de 28.000 signatures à ce jour. L’appel a-t-il été entendu par les autorités de l’Université Catholique de Louvain ? 

Professeur Stéphane Mercier : Il n’y a pas pire sourd… Les autorités de l’Université ont donné jusqu’ici l’impression de vouloir étouffer toute l’affaire, maintenant ma suspension provisoire (depuis que le cirque a commencé) et réclamant contre moi une sanction de licenciement. Sur le fond, sur les arguments que j’ai avancés pour justifier le refus de l’avortement, on ne m’a rien dit de sérieux, puisqu’on a toujours fait valoir que nous n’étions « pas là pour parler de cela ». Or il n’y a d’échange argumenté qu’avec un interlocuteur qui accepte de s’inscrire dans une démarche de dialogue. J’ai consulté le dossier maigrichon sur base duquel cette sanction était proposée : je n’y ai rien vu qui soit de nature à justifier la moindre sanction, que du contraire ! Qu’ai-je fait d’autre que de présenter librement des arguments philosophiques très raisonnables (il est permis à chacun d’en juger par lui-même !) en faveur du droit de chaque être humain innocent à être protégé depuis le moment de sa conception ? Des arguments philosophiques en faveur de la dignité humaine, dans le cadre d’un cours de philosophie, donc. Mais bien sûr, un idéologue ne répond pas à des arguments par des arguments. La sourde oreille et le fait du prince, c’est autrement plus tentant quand on veut réduire quelqu’un au silence.

CitizenGO : Avez-vous contesté la proposition de sanction ?

Professeur Stéphane Mercier : Bien sûr, puisqu’il convient de se défendre en respectant les règles du jeu, même avec un adversaire déloyal. J’ai saisi la commission disciplinaire, comme le prévoit le règlement, pour qu’elle évalue le dossier. Un magistrat externe et deux professeurs de l’Université. Une commission qui n’était que partiellement impartiale, mais soit. Ses membres étaient à l’évidence prévenus contre moi, puisque leur travail d’information s’est doublé d’une volonté non dissimulée de justifier le point de vue des autorités académiques. Deux avocats m’assistaient ; ils ont déposé un dossier contestant toute la procédure initiée contre moi. Ils ont du reste fait remarquer que le licenciement n’est même pas une sanction prévue par le règlement interne de l’Université contre un chargé de cours invité !

CitizenGO : Quel a été l’avis de la commission ?

Professeur Stéphane Mercier : Devinez. Elle a conclu que j’avais, pour reprendre le lexique édifiant dont elle s’est servie, « instrumentalisé » mon cours au service d’un « militantisme radical » face à des étudiants « particulièrement démunis », ce qui est évidemment d’une « particulière gravité ». Reconnaissant (à demi-mots et à contrecœur) que l’on ne peut pas licitement me licencier, la commission suggère qu’on m’applique la sanction maximale prévue pour un chargé de cours invité, à savoir la suspension pour une période de trois mois. Cela fait maintenant plus de trois mois que je suis suspendu, depuis le 24 mars exactement ; ai-je donc déjà purgé ma peine avant qu’elle ne soit validée par le conseil d’administration ?

CitizenGO : C’est donc maintenant au conseil d’administration de prendre un parti, puisque l’avis de la commission ne vaut pas décision ?

Professeur Stéphane Mercier : C’est bien cela : la commission ne fait que donner un avis qualifié, enfin à ce qu’il paraît. Tout cela est vraiment ridicule et indécent : je parle du droit à la vie de chaque être humain depuis le moment de la conception, et me voilà un militant radical, dangereux pour les étudiants « démunis ». J’ai pour ma part une meilleure opinion de mes étudiants ! Et d’ailleurs ceux-ci apprécieront certainement de savoir en quelle estime les autorités tiennent leurs capacités intellectuelles… Bref. Avec mes avocats, nous allons vraisemblablement solliciter d’être publiquement entendus par le conseil d’administration. Ce n’est pas moi qui ai voulu la publicité dans toute cette affaire, comprenez-le bien : depuis le début, c’est le rectorat qui s’est engagé sur la place publique. Le règlement ne se fera donc pas dans les coulisses, ce qui devrait permettre à chacun de voir par lui-même où se trouve l’hypocrisie. Je ne fais, de mon côté, que réclamer de pouvoir librement enseigner la philosophie – après tout, je suis payé pour cela ! – en abordant des questions essentielles qui touchent la dignité humaine, et qui, à ce titre, intéressent tous les étudiants. Il va falloir que les autorités expliquent enfin clairement ce qui leur déplaît dans mon enseignement. Personne n’avait jamais remis en cause ma pédagogie depuis sept ans que j’enseigne à l’UCL comme chercheur puis comme chargé de cours. Alors si ce sont mes conclusions qui dérangent (mais qui dérangent-elles légitimement au sein d’une Université qui se présente toujours comme catholique ?), il suffit d’y répondre par des arguments. Du reste, on peut très bien être en désaccord avec quelqu’un sans éprouver le besoin pathologique de le réduire au silence par tous les moyens. Les cris d’orfraie, les gages servilement donnés à la norme du moment et les mesures discrétionnaires ne constituent pas une réponse démocratique avisée.

 

 Source CitizenGO

A la une #NLQ #Points non négociables PNN

Aucune convention internationale et européenne n’établit un droit à l’avortement

Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

Nouveau Flash Expert : pour y voir clair…

Depuis près d’un an, les discussions sur la sortie de l’avortement du Code Pénal ont repris. Dans la brochure du Centre d’Action Laïque, une question est posée : « La pénalisation de l’avortement dans la législation belge est-elle compatible avec les législations internationales signées par la Belgique qui consacrent ce droit ? »(Lire : ce droit à l’avortement).

Il parait urgent dans ce contexte de le rappeler : aucune convention internationale et européenne n’établit un droit à l’avortement, ni….

Entièreté du document : ICI

 

En Europe #NLQ

Belgique – Dépénalisation de l’avortement ajournée sine die

La dépénalisation de l’avortement ajournée sine die à la demande de la majorité

La majorité à la Chambre a appuyé mardi la demande du CD&V d’ajourner sine die l’examen des propositions visant à sortir l’interruption volontaire de grosse (IVG) du Code pénal.

Six propositions ont été déposées au parlement dont quatre étaient à l’ordre du jour de la commission de la Justice. Les propositions de loi du PS et de DéFI avaient été présentées il y a un an et le sujet n’est revenu que ce mardi en commission. Les députés Écolo-Groen et PTB auraient également souhaité pouvoir présenter leur texte mais la majorité en a décidé autrement.

« Il y a aujourd’hui toute une série de propositions, je souhaiterais pouvoir bénéficier d’un délai pour les examiner », a demandé d’emblée la députée Sonja Becq (CD&V).

L’Open Vld est le seul parti de la majorité à avoir déposé une proposition de loi visant à sortir l’IVG du Code pénal mais le texte n’avait pas été joint aux autres, mardi, en commission de la Justice. « Je demande de joindre la proposition mais je comprends la demande de délai d’examen formulée par Mme Becq », a réagi Carina Van Cauter (Open Vld), soulignant le caractère « délicat » du sujet. La N-VA a soutenu cette demande d’ajournement ainsi que le MR.

Au nom des réformateurs, Gilles Forêt a reconnu qu’un « processus de réflexion » avait déjà entamé. « Mais au sein de notre groupe certains veulent prendre part à la discussion et sont pris aujourd’hui par d’autres débats. En outre, il y a de nouveaux textes qui méritent que l’on prenne le temps de la réflexion », a-t-il dit.

La majorité n’a pas souhaité prendre en compte la demande d’Olivier Maingain (DéFI) d’organiser des auditions sur la problématique.

Dénonçant l’« obstruction » du CD&V et de la majorité, Karine Lalieux (PS) a déploré des manœuvres politiciennes à l’heure où la « bonne gouvernance » est sur toutes les lèvres.

Le président de la commission de la Justice, Philippe Goffin (MR), a réfuté toute volonté d’obstruction. « Au cours des derniers mois, les commissions d’enquête ont fait l’objet de priorités et cela a influé sur le cours des travaux de la commission de la Justice », a-t-il justifié.

L’ajournement a été voté majorité contre opposition, le cdH Christian Brotcorne s’abstenant en faisant valoir son statut de rapporteur.

Dans les couloirs du parlement, le Centre d’Action Laïque (CAL) fustigeait un « petit jeu politique » réalisé au détriment des hommes et des femmes soucieux d’avancées égalitaires. « Le parti de Mme Herman-Michielsens (co-auteure libérale flamande avec le socialiste Roger Lallemand de la loi dépénalisant partiellement l’IVG) se veut aujourd’hui l’allié des catholiques flamands qui ont bloqué le droit à l’avortement en 1990 », a regretté Sylvie Lausberg, directrice Etudes et Stratégies au sein du CAL. « Et le MR prépare manifestement les futures majorités intrafrancophones avec le cdH », a-t-elle ajouté.

Au sein de la majorité, le CD&V soutient une proposition très avancée de reconnaissance des enfants mort-nés, l’octroi d’un statut aux fœtus étant dénoncé par ceux qui y voient une atteinte au droit à l’avortement.

Le ministre de la Justice Koen Geens s’est engagé à déposer un projet de loi sur cette matière avant les vacances parlementaire

 

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Doctrine / Formation #Théologie

Un Master de Bible sur Internet

L’Université catholique de Louvain et Domuni-Universitas (Dominicains) font alliance à la rentrée académique 2017 pour délivrer un master de Bible à l’issue d’un enseignement… en ligne.

La Bible est un livre trop important pour être ignorée. Avoir accès au grec, à l’hébreu, à l’araméen, à la grande Tradition comme aux dernières découvertes, est essentiel pour pouvoir en parler sérieusement. La religion ne doit pas être victime d’ignorants endoctrinés. Il était urgent qu’à un niveau universitaire, ce savoir fondamental soit démocratisé. Et c’est ce que vont faire l’Université catholique de Louvain, une des plus anciennes universités européennes, et Domuni-Universitas, l’université en ligne des Dominicains, qui existe depuis 20 ans. En mettant en commun leurs cours, leurs séminaires de recherche, leurs ressources bibliographiques, leurs spécialistes, elles proposent dès la rentrée prochaine  un Master d’Etudes Bibliques, entièrement à distance grâce à Internet.

Un diplôme d’Etat

Le diplôme universitaire,  un diplôme d’Etat, est identique à celui que l’on obtient en venant à l’université. Sauf qu’en pratique, cet enseignement se fait où que l’on soit ! Les transports, les attentes, les soirées, les fins de semaine, deviennent ainsi des moments privilégiés pour étudier.
Pour autant, la distance n’abolit pas le présentiel. Pour ceux qui le peuvent, l’UCL donne les cours parallèlement dans ses locaux. Et Domuni-Universitas organise, en option, des journées d’étude pour rencontrer les professeurs, et particulièrement une session à Jérusalem, avec l’Ecole Biblique et Archéologique (EBAF).
Le master, qui se fait normalement en deux ans, est proposé avec toute la flexibilité que permet Internet, pour étudier à son rythme, de façon progressive et étaler sur plusieurs années, si cela est nécessaire, du fait des exigences d’une famille et d’un métier.

Ce Master de Bible sur Internet, porté par la Faculté de théologie de l’UCL, servira de laboratoire pour toute l’université : c’est la première fois que l’UCL propose, entièrement en ligne, un diplôme identique à celui du présentiel.

Le programme débute dès septembre avec le cours sur Le Décalogue du professeur André Wénin.

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Afrique non francophone #NLQ

Centrafrique – L’archevêque de Bangui dément avoir signé l’accord de paix

Controverse à propos de l’accord politique pour la paix signé le 19 juin dernier. Le document a été signé par un soi-disant représentant de l’archevêque de Bangui (et président de la Conférence épiscopale centrafricaine). Mais l’archevêque dément formellement avoir mandaté quiconque.

Elaboré sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio, l’accord politique pour la paix n’aurait pas été officiellement approuvé par le cardinal Dieudionné Nzapalainga, archevêque de Bangui, rapporte le journal la Croix. Sur le document signé le 19 juin dernier figure pourtant la signature d’un certain Godefroy Mokamanede, présenté comme le « représentant du cardinal Nzapalainga ». Mais dans un communiqué, le cardinal centrafricain précise qu’il n’a « mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom, ni à titre personnel, ni comme président de la CECA (Conférence épiscopale centrafricaine, NDLR), ni comme membre fondateur de la Plateforme des confessions religieuses ».

Si l’archevêque de Bangui salue « tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA », il a fait part au quotidien chrétien de son regard critique sur l’accord publié par la communauté italienne, expliquant que ce texte, tel qu’il a été publié « est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violence ».

 

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NLQ #Rome

Consistoire – 5 nouveaux cardinaux aujourd’hui

Le pape François présidera le quatrième consistoire pour la « création » de nouveaux cardinaux de son pontificat, le 28 juin 2017. Il aura créé au total 61 cardinaux depuis son élection.

Durant la célébration à la veille de la solennité des apôtres saint Pierre et saint Paul, le pape créera cinq cardinaux de quatre continents. Il s’agit de Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali), ; Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne) ; Mgr Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède) ; Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos) ; et Mgr Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador).

Source et suite Zenit

NLQ #Rome

Œcuménisme – Une communion qui ne soit pas une uniformité homologuée – Pape François

« L’expérience du premier millénaire […] est un point de référence nécessaire et une source d’inspiration pour la recherche du rétablissement de la pleine communion dans les conditions actuelles, communion qui ne soit pas une uniformité homologuée » : c’est ainsi que le Pape François a accueilli comme tous les ans la délégation du patriarcat œcuménique de Constantinople au Vatican ce mardi 27 juin 2017 à l’occasion de la Saint-Pierre-et-Saint-Paul qui aura lieu jeudi 29 juin.

Dans son discours, le Pape a rappelé tout d’abord que « Pierre et Paul, disciples et apôtres de Jésus Christ, ont servi le Seigneur avec des styles différents et une manière différente. Pourtant, malgré leur diversité, ils ont tous les deux témoigné de l’amour miséricordieux de Dieu le Père ». Par leur fête commune, les Églises d’Orient et d’Occident célèbrent « la mémoire de l’unité dans la diversité ».

L’échange de délégations, selon le Pape, accroit « le désir de rétablir pleinement la communion entre catholique et orthodoxes » déjà goûtée dans « la rencontre fraternelle, dans la prière partagée et dans le service commun à l’Évangile ». C’est dans cette optique que doit être considérée l’expérience du premier millénaire, avant le Schisme.

50 ans de relations

Cette année, les deux Églises commémorent les 50 ans de la visite de Paul VI au Phanar, en juillet 1967 et celle du patriarche Athënagoras en octobre de la même année. « L’exemple de ces courages et visionnaires pasteurs, poussés uniquement par l’amour pour le Christ et pour son Église, nous encourage à poursuivre sur notre chemin vers la pleine unité » a souligné le Pape François.

Il n’a pas manqué de manifester son estime pour son « frère aimé Bartholomée » qu’il a vu la dernière lors de son voyage au Caire. Il a évoqué également la prochaine rencontre, en septembre, à Leros, en Grèce, du Comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Il espère qu’elle soit riche de bons résultats pour le dialogue théologique. (XS)

Source Radio Vatican

 

Retrouvez ici l’intégralité du discours du pape

A la une #NLQ #Rome

ONU – Le Saint-Siège reproche au Dispositif Médical d’Urgence de favoriser l’avortement

Le Saint-Siège ne veut pas s’associer aux paragraphes d’une résolution des Nations unies qui promeuvent l’avortement. C’est l’observateur permanent du Saint-Siège à Genève, Mgr Ivan Jurkovic qui l’a fait savoir lors d’une session du segment des affaires humanitaires du Conseil économique et social de l’ONU le 23 juin 2017, consacrée au texte portant sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence.

Le représentant du Saint-Siège a clairement fait savoir que le Dispositif Médical d’Urgence (DMU) ne pouvait pas être entendu comme « la réponse adéquate à des situations déjà dramatiques que vivent de nombreuses femmes et enfants ». Le DMU, fourni aux femmes et aux jeunes filles en âge de procréer par l’UNFPA, le fonds des Nations unies pour les populations, est présenté par l’ONU comme une « série coordonnée d’actions prioritaires conçues pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles et en gérer les conséquences, prévenir la morbidité et la mortalité dans le domaine de la santé reproductive, réduire la transmission du VIH et prévoir l’apport de services complets de santé reproductive lors des premières phases des situations d’urgence ».

Un kit controversé

Or, parmi le kit numéro 10 distribué dans le cadre du DMU, se trouve une ventouse obstétricale, « la méthode la plus commune pour avorter » comme le précise Mgr Jurkovic. Ce qui est inacceptable aux yeux du Saint-Siège qui rappelle son opposition à toute tentative de promouvoir ou de faciliter l’avortement. « Les services de santé ne doivent jamais être entendus, ou opérés, contre la vie des plus vulnérables ou contre les enfants à naître », souligne l’observateur permanent.

Autre point de désaccord exprimé par Mgr Jurkovic, la référence au « genre ». Par « genre »« le Saint-Siège entend le terme comme enraciné dans l’identité biologique et sexuelle et dans la différence ». Pas question donc de l’utiliser dans un autre contexte.

Dans son discours, Mgr Jurkovic a reconnu que les débats avaient été particulièrement difficiles pour parvenir à ce projet de résolution concernant l’aide humanitaire d’urgence. Il a tout de même salué les progrès réalisés en matière de lutte contre la famine et l’insécurité alimentaire. (XS)

 

Source Radio Vatican