Synthèse Hebdo

Edito #48 – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

Il est un fait indéniable que le monde va mal, tant du point de vue économique que morale. La peur du lendemain, voire même de l’aujourd’hui, couve comme un feu rampant. La désolation du sens alimente une course en avant du consommable par nature éphémère. De proche en proche, l’humanité s’est trouvée au-dessus du néant sans plus même pouvoir réaliser que le sol se dérobe désormais inéluctablement, tant le vide a gagné les profondeurs de notre humanité. Dans ce contexte gris devenu par réflexe défensif, agressif et inconsciemment auto-destructeur, ceux qui ont encore une idée, fut-elle vague, des fondements sur lesquelles l’humanité devraient s’appuyer pour son épanouissement, ont l’impression, parfois, d’être une citadelle assiégée. Percevant avec d’autant plus de douleur les coups portés contre les derniers pilotis que le reste du monde semblent se complaire à sa propre destruction, les catholiques se sentent submergés dans leur rôle d’éternel Cassandre, impuissants et muselés.

Et il est vrai que qui regarde l’Occident post-moderne et l’Orient islamisant avec les yeux des vérités de la foi, la réalité est inquiétante, voire terrifiante si l’on se pense impuissant. Que peut faire une poignée de fidèles du Christ face au déferlement de violence, de haine et de mensonge qui réduit comme peau de chagrin l’îlot de moins en moins protégé où ils se tiennent ? Sur qui peuvent-ils s’appuyer s’ils sont perçus par leurs propres frères en Christ comme des intégristes rigides ? Où trouver leur place au cœur du relativisme qui gangrène leur entourage le plus proche ? Comment continuer de dire la vérité évangélique et dénoncer à cette lumière la réalité tragique sans la stigmatiser et se trouver relégué au rang de prophète de malheur ?

Telle est la question parfois désespérée de nombre de fidèles. Pourtant, s’il est vrai que le monde est au plus mal, il suffit de parcourir les lettres quotidiennes d’Infocatho pour entrevoir que l’espérance n’a pas déserté cette vallée de larmes. Et si notre vieille Europe craque par endroit, et notamment en France, elle se relève en de nombreux autres. Si l’Occident meurt étouffé dans son propre orgueil d’autosuffisance, des pans entiers de l’humanité découvrent le Christ. Si la foi a déserté le cœur de générations de fidèle, il semble bien qu’elle renaisse avec une incroyable vigueur dans la jeune génération qui, quoique plus fragile que les précédentes, n’en nourrit pas moins une vraie et profonde dévotion pour Dieu. Le véritable drame du sentiment de citadelle assiégée réside peut-être davantage dans le syndrome du petit reste que le démon entretient savamment. Ce syndrome nous conduit à la défense du pré carré, là où nous sommes appelés à être prophétiques. S’il est vrai que le monde est violemment agressif contre la vraie foi chrétienne, il ne l’est pas contre une vérité édulcorée, pour la raison simple que seule la vérité redonnera conscience à notre âge du vide sur lequel il se donne l’illusion d’avancer. Souvent nous sommes, face à ces agressions, à ces pertes de terrain, angoissés, comme s’ils allaient nous emporter nous-mêmes. Pourtant, pour le disciple amoureux du Christ, que peuvent les turpitudes du monde ? Le Christ, au milieu de la foule qui voulait le précipiter dans le vide, n’allait-il pas son chemin au milieu d’eux ?

Dans cette période trouble que nous vivons, nous avons à être des prophètes ancrés en Dieu. Des prophètes dont la responsabilité abyssale est de dire le vrai envers et contre tout. Que les lois mortifères submergent le monde ne devraient pas inquiéter notre espérance. Mais il est probable qu’être prophète aujourd’hui soit synonyme de martyr. Oui, l’aire de la chrétienté s’est réduite comme peau de chagrin. Oui, le chrétien est assailli de toutes parts. Mais l’aire de notre intimité avec Dieu en est-elle affectée ? Sommes-nous assaillis à l’intérieur de notre âme ? A ces deux questions la réponse n’est pas sociale, mais spirituelle, car il s’agit de notre intimité personnelle et non collective avec Dieu. Peut-être que notre angoisse apocalyptique repose d’abord sur une crainte personnelle d’être submergé au point de voir le monde comme le siège de notre citadelle intérieure. Peut-être que si, comme le Christ, nous allions notre chemin au milieu du monde, comme Lui ancré dans l’assurance de la vérité triomphante en nous et sur le monde, peut-être passerions-nous de la citadelle assiégée à la civilisation conquérante. Mais ne nous y trompons pas. C’est bien au milieu d’un monde qui hait les chrétiens, comme il a haï le Christ que nous devons être prophètes c’est-à-dire tout à la foi porter la joie de la vérité et révéler la réalité qui écrase le monde. Sortir d’une mentalité défensive ne signifie pas nier la réalité agressive du monde. Cela suppose d’être convaincu que par le Christ tout est possible pour peu qu’on se mette à sa suite, Lui qui est chemin (n’en déplaise à ceux qui se veulent sans Dieu) mais aussi vérité (n’en déplaise à ceux qui l’édulcore) et vie, n’en déplaise à ceux qui cherchent ici-bas seulement leur bonheur ou à y faire le bonheur de leur proche.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #48 – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

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NLH #Tribunes et entretiens

Un ancien sataniste choqué de voir les parents chrétiens célébrer Halloween avec leurs enfants

John Ramirez était autrefois un « adorateur du diable » comme il se qualifie lui-même. Il se souvient de l’importance toute particulière que revêtait la nuit d’halloween pour les satanistes, et se dit « choqué » de voir les chrétiens célébrer cette fête avec candeur.

Car pour cet ancien prêtre sataniste, cette fête n’a rien d’innocent. Elle est selon lui « spirituellement démoniaque”, et l’engouement croissant des familles chrétiennes pour cette fête l’interpelle. Il semble que le fondateur de l’Eglise de Satan lui- même, Anton LaVey ne le contredise pas. Il aurait en effet déclaré :

« Je suis heureux que les parents chrétiens laissent leurs enfants adorer le diable au moins une nuit de l’année. »

 

Source et suite

En France #NLH #NLQ

France – 165 Actes anti chrétiens pour les 8 premiers mois de l’année 2017

Encore 15 nouveaux actes de christianophobie sont signalés dans notre synthèse mensuelle pour le mois d’août dernier. Pour les huit premiers mois de l’année (janvier à août), nous en sommes à 165 actes qui ont touché 55 départements…

Pour consulter, imprimer ou télécharger ce document, complétez le formulaire suivant  :

NLQ #Rome

Le pape encourage le témoignage des personnes porteuses de handicap

« Que les personnes porteuses de handicap puissent être elles-mêmes toujours plus catéchistes dans la communauté, y compris par leur témoignage, pour transmettre la foi de façon plus efficace. » C’est le vœu du pape François devant les participants au Congrès « Catéchèse et personnes avec handicap : une attention nécessaire dans la vie quotidienne de l’Eglise », promu par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le 23 octobre 2017. Il a condamné aussi « la tendance eugénique à supprimer les enfants à naître qui présentent quelque forme d’imperfection ».

L’événement était organisé à l’occasion du 25e anniversaire de promulgation du Catéchisme de l’Eglise catholique, à Rome, du 20 au 22 octobre.

Dans son discours, le pape a déploré « une vision souvent narcissique et utilitariste » qui conduit « à considérer les personnes avec handicap comme marginales, sans saisir en elles leur richesse humaine et spirituelle multiforme » et « une attitude de refus de cette condition, comme si elle interdisait d’être heureux et de se réaliser soi-même ».

Il a souhaité que la catéchèse développe « des formes cohérentes pour que toute personne, avec ses dons, ses limites et ses handicaps, même graves, puisse rencontrer Jésus sur son chemin et s’abandonner à Lui avec foi ». En ce sens, il a mis en garde contre « l’erreur néo-pélagienne de ne pas reconnaître l’exigence de la force de la grâce qui vient des Sacrements de l’initiation chrétienne ».

« Apprenons à dépasser la gêne et la peur qui parfois peuvent être éprouvées à l’égard des personnes porteuses de handicap, a exhorté le pape. Apprenons à chercher et aussi à “inventer” avec intelligence des instruments adéquats pour que le soutien de la grâce ne fasse défaut à personne. » Il a suggéré que la Liturgie dominicale les inclue.

Discours du pape François

 

Tribunes et entretiens

Courrier d’un lecteur, non sans humour – Les erreurs les plus fréquentes pendant la messe.

Les erreurs les plus fréquentes pendant la messe.

La messe est la célébration du sacrifice du Christ, mort pour notre salut, et qui revient matériellement dans le pain Eucharistique. Nous sommes donc invités à respecter la sacralité de la messe, et agir en conséquence. Actuellement, il semble que de nombreux paroissiens de nos églises dépeuplées ne sachent plus comment se comporter durant la messe. Voici donc une petite anthologie des erreurs les plus fréquentes durant la messe.

1- Se lever à contre courant

Dans le rite Romain, la prière se fait en position debout. Donc quand le célébrant dit « prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise », l’assemblée est censée se lever. En Belgique et dans les régions nord et est de la France, les paroissiens du dimanche ont pris la mauvaise habitude d’attendre que le prêtre dise « Le Seigneur soit avec vous » pour se lever.

2- Dire Amen à la fin du Notre père

Le mot « Amen » vient à la fin de la prière eucharistique qui ne se termine pas au Notre Père. Ainsi en répondant Amen au notre père, on casse la prière eucharistique, ce qui est déjà grave en soit. De plus, dans le rite tridentin, le Notre Père se termine par un « Amen » donc, en répondant « Amen », nous mélangeons les deux formes du rite romain, ce qui est une infraction au droit canon. Désobéir, de façon obstinée et manifeste (excuse-moi, est-ce vraiment conscient et obstiné de la part des paroissiens ?… ) au droit canon, est incompatible avec le fait de recevoir la communion. Quitte à se retrouver en état d’excommunication, autant que ça soit pour une raison plus importante qu’un simple « Amen ».

3- Ne pas s’incliner en recevant la communion

La communion est le moment où l’on reçoit matériellement le Christ, le geste de révérence s’impose alors.

4- Ne pas dire « Amen » en recevant la communion

Lorsque l’on reçoit la communion, on nous dit « Le Corps du Christ » et il faut répondre « Amen ». On ne répond pas autre chose comme « Merci ». Ce « Amen » signifie que oui, c’est bien le corps du Christ que l’on reçoit.

5- Se rasseoir après la communion avant que le Saint-Sacrement soit ramené au tabernacle

Oui, il faut rester debout tant que le corps du Christ est de sortie. Cette règle semble ignorée par la majorité des paroissiens. À titre d’exemple, dans mon clocher, en dehors des membres de la chorale qui restent debout pour finir de chanter, seules 2 paroissiennes âgées dans l’assemblée restent debout après la communion jusqu’à ce que le tabernacle soit refermé.

6- Ne pas se signer à l’eau bénite en rentrant dans l’Eglise

6 bis- Au Sacristain : ne pas remettre d’eau bénite dans le bénitier quand il est vide

7- Au lecteur : Ne pas dire « Parole du Seigneur » à la fin d’une lecture,

et à l’assemblée oublier de répondre « Nous rendons grâce à Dieu ».

Aussi importante que toutes les réponses qui ne doivent pas être non plus négligées…

8- Au prêtre : Faire chanter Alleluia après l’Evangile

Après l’Evangile, le prêtre doit dire « Acclamons la parole de Dieu » à quoi la foule répond « Louange à toi Seigneur Jésus ». L’Alleluia se chante avant…

9- Ne pas s’incliner dans la bonne direction

Dans l’Eglise, on s’incline en direction du tabernacle en dehors de la prière eucharistique, et non vers l’autel. Dans une Eglise traditionnelle, les deux sont en général alignés ce qui ne pose pas trop de problèmes, mais quand l’architecture est différente, il faut y faire attention.

10- Partir avant la fin de la messe

La dernière phrase de la messe est « Allez dans la paix du Christ » à laquelle l’assemblée répond « Nous rendons grâce à Dieu ». La traduction littérale du texte latin donnerait en Français « La messe est finie, allez en paix » auquel on répondrait « Dieu Merci ». Outre le coté cocasse que donnerait une telle phrase en Français, et en espérant que le projet du Vatican de rapprocher les traductions du latin épargne ce cas, cette phrase signifie bien qu’avant qu’elle soit dite la messe n’est pas finie, et que nous sommes priés de rester en place.

 

BL

Asie

Corée du Sud – Le mois extraordinaire de la mission  : faire la volonté de Dieu

Le « Mois missionnaire extraordinaire » renouvellera l’élan apostolique au sein de la Communauté catholique coréenne et constituera une impulsion à poursuivre dans l’œuvre d’annonce de l’Evangile qui plonge ses racines en Corée dans l’expérience des martyrs. C’est ce que déclare à Fides le Père Augustin Han, prêtre du Diocèse de Daejeon, rappelant l’histoire et l’actualité de l’Evangélisation de l’Eglise en Corée. « Notre histoire rappelle le passage de l’Evangile selon Saint Marc qui indique « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre : qu’il dorme ou qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment » (Mc 4,26-27)”, rappelle le prêtre.
Pour l’occasion, le Père Han retrace l’histoire de la floraison du Christianisme en terre coréenne.

 « A la fin du XVIII° siècle, un certain nombre d’érudits entrèrent en contact avec les livres bibliques et « La vraie signification du Seigneur du Ciel » du Bienheureux Matteo Ricci, en chinois, et commencèrent à étudier de manière autonome la doctrine de l’Eglise. Conquis par la vérité expliquée par le Bienheureux Matteo Ricci, ils envoyèrent l’un d’entre eux à Pékin pour lui faire recevoir le baptême. Par la suite, des missionnaires chinois et français vinrent en Corée. Nombre d’entre eux furent martyrisés en professant courageusement la foi. D’autres encore furent tués quelques mois après leur arrivée dans la péninsule coréenne. Ceci veut dire qu’ils furent tués in odium fidei après avoir voyagé pendant plus d’un an, traversant les océans. Nombre d’entre eux avaient à peine trente ans au moment du martyre ».

« A ce moment-là – poursuit le prêtre – il aurait été très difficile d’imaginer que l’Eglise en Corée aurait, des siècles après, été composée du nombre notable de 5 millions de personnes professant la foi catholique, comme c’est le cas aujourd’hui. A ce jour, il s’agit d’une Eglise qui envoie plus de 1.000 missionnaire – prêtres, religieux et laïcs – aux quatre coins du monde ».

Le Père Han remarque : « Même si les missionnaires furent martyrisés après une courte période d’évangélisation, leur sacrifice n’a pas été vain. Ils furent les hommes qui jetèrent les semences de l’Evangile dans la terre coréenne. Les fruits des semences ne se voient pas immédiatement après les semailles. La mission de Jésus, comme celle des missionnaires qui se rendent dans des terres lointaines, ne consiste pas à lancer un grand projet à caractère humain, mais à accomplir la volonté de Dieu sur leurs propres chemins, en faisant totalement confiance en la providence de Dieu. Aujourd’hui, nous, chrétiens coréens, en préparant et en vivant le Mois missionnaire extraordinaire, nous devons avoir cette confiance en la Divine Providence en tant que fondement solide de toutes nos activités évangélisatrices. Dieu est le Seigneur de l’histoire. Il veut le salut de tous les peuples et les attire à Lui, au travers de la collaboration de tout baptisé, dans Sa Providence ».

 

Source Agence Fides

Brèves

Angleterre – Le personnel d’une clinique contraint d’inciter à l’avortement

A l’occasion des cinquante ans de la loi anglaise sur l’avortement légalisé en 1967, la Care Quality Commission[1] (CQC) a publié ce mois-ci les résultats d’une inspection générale de la clinique Maidstone de Marie Stopes[2]. Le rapport suggère que le personnel de l’établissement subit des pressions pour « encourager  » les femmes à avorter.

Le personnel a, en effet, manifesté de  « l’inquiétude » quant à leur « évaluation » conduisant à des « primes » distribuées en fonctions « d’indicateurs de performances » : «  les patientes enceintes de moins de cinq semaines et trois jours qui avaient décidé de ne pas avorter étaient rappelées par un membre du personnel pour se voir offrir un nouveau rendez-vous ». Il a dénoncé une « culture déviante de l’objectif » à l’encontre de l’attention au choix des patientes.

Le directeur général de la clinique, Richard Bentley, a « vigoureusement nié » toutes les accusations. Le rapport a cependant suscité les réactions de Fiona Bruce, députée : « Il est choquant d’entendre que dans un moment aussi stressant et difficile, des cliniques abortives puissent profiter des femmes enceintes en cherchant à procéder au plus grand nombre d’avortements, au lieu de donner un soutien et des conseils authentiques et non directifs  ».

[1] La Commission britannique pour la qualité des soins.

[2] « Un centre d’avortement dans une ville de campagne ».

 

Source Généthique.org

Asie #NLQ

Le Pakistan prépare le mois missionnaire extraordinaire de la mission

« Au Pakistan, le Christianisme est arrivé depuis près de 150 ans grâce à des missionnaires européens et américains, à des franciscains, à des dominicains et à des membres d’autres ordres religieux. Les missionnaires ont fait beaucoup pour nous. Ils ont construit des églises et des écoles, ils ont baptisé, dispensé les sacrements et lancé de nombreuses activités pastorales, sociales et caritatives. Ils ont toute notre gratitude. Maintenant, c’est notre tour. Voila ce que nous dit le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François. Il est de notre responsabilité de porter l’Evangile aujourd’hui au Pakistan ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Jahanzeb Iqbal, Recteur et Curé de la Cathédrale de Lahore, en commentant la Lettre que le Pape François a rendu publique hier et au travers de laquelle il proclame officiellement, pour célébrer le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud (1919) de Benoît XV, un « Mois missionnaire extraordinaire » en octobre 2019.
« Tout ce que nous sommes aujourd’hui – explique le Père Iqbal – nous le devons aux missionnaires. C’est surtout grâce à eux que nous avons reçu le don inestimable de la foi. Nous avons le cœur rempli de gratitude. Ils ont quitté leurs pays et ont donné leur vie pour nous. Quand j’étais jeune, je voyais de nombreux missionnaires dans nos églises. Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins nombreux. Cela signifie que l’Eglise au Pakistan a fait des progrès pour être autonome et qu’elle grandit par la grâce de Dieu. Maintenant, c’est notre moment. Le Seigneur nous appelle, comme le déclare le Pape François, à être d’authentiques disciples et missionnaires. Le Pakistan a besoin de l’annonce de l’Evangile et celle-ci constitue maintenant notre mission. C’est dans cet esprit que nous préparerons et que nous vivrons le Mois missionnaire extraordinaire. Peut-être parfois sommes-nous un peu paresseux et il est alors utile de se souvenir de l’exemple et de l’ardeur des premiers missionnaires, arrivés sur le sous-continent indien avant même la naissance du Pakistan, lesquels ont commencé, au travers de nombreuses difficultés, en faisant toujours confiance à la force de l’Esprit Saint.
Parmi les défis que l’Eglise au Pakistan doit relever, le Curé remarque « au niveau intra ecclésial une certaine jalousie qui, parfois, caractérise nos œuvres et nos communautés et qui ne fait certes pas de bien à l’action pastorale. Nous devons nous améliorer sur cet aspect au sein de nos Eglises ». En outre, il indique que « nos Eglises sont souvent en difficulté à cause d’un manque de fonds et de ressources servant à porter de l’avant l’ensemble des œuvres d’apostolat que nous souhaiterions mener. Nos familles chrétiennes sont très pauvres et leurs offrandes ne suffisent pas à subvenir aux besoins de la communauté. Nous avons encore besoin des donateurs étrangers ».

Une autre question urgente, selon le Père Iqbal, consiste dans la « présence dans les moyens de communication de masse de la communauté catholique en tant que telle. Nous souffrons de l’importante présence des réseaux chrétiens protestants qui, au travers de leurs chaînes de télévision, touchent de nombreux croyants et parfois font également de la contre-publicité aux catholiques ».
Il ne faut pas non plus négliger par ailleurs l’essence même de l’Eglise au Pakistan, qui est « une petite minorité dans un milieu islamique. Parfois, nos fidèles ont peur des musulmans. Ils connaissent une certaine discrimination. Ils craignent de subir des abus et des violences. Dès lors, la vie n’est pas facile pour eux, attendu qu’il peut suffire de prononcer quelques mots pour être accusés, incarcérés et même tués. Cependant, telle est notre réalité et notre vie. Nous la menons avec sérénité et avec une grande foi, confiant en Dieu qui ne nous fait pas manquer Sa grâce, qui constitue la force qui nous permet d’aller de l’avant chaque jour » conclut le Recteur de la Cathédrale de Lahore.

 

Source Agence fides

A la une #NLQ #Rome

Première journée mondiale des pauvres

Le Pape lance la première journée mondiale des pauvres.

Elle aura lieu le 19 novembre 2017 dans toute l’Eglise.

 

Vous pouvez retrouver ici le message du pape à cette occasion.

A la une #Doctrine / Formation #NLH

La Toussaint et la fête des morts – Petit éclairage

La date du 1er novembre et celle du 2 novembre sont deux dates distinctes du calendrier ayant chacune leur signification.

 Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.

Chaque 1er  novembre, l’Eglise honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.
La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Teresa…

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au   lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.

La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.


Qu’est-ce que la sainteté ?

Le texte des Béatitudes (Matthieu 5, 1-12a), qui est l’Evangile lu au cours de la messe de la Toussaint, nous dit à sa manière, que la sainteté est accueil de la Parole de Dieu, fidélité et confiance en Lui, bonté, justice, amour, pardon et paix.

Béatification et canonisation ?

 Les actes de béatification et de canonisation ont pour but de proposer en exemple au peuple chrétien le témoignage d’un des membres défunts de l’Église et d’autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l’attribution d’un jour de fête au calendrier avec honneur plus ou moins solennel rendu au saint ou au bienheureux pendant l’office et la messe du jour de sa fête. Il se traduit aussi par la possibilité d’exposer des images et des reliques dans les églises.

Les deux actes de béatification et de canonisation se distinguent par le degré d’extension du culte public. Celui du bienheureux est limité à une zone prévue par le Vatican. Celui du saint est autorisé voire prescrit partout dans l’Église universelle.

La béatification désigne l’acte de l’autorité pontificale par lequel une personne défunte est mise au rang des bienheureux. (La béatification est un préliminaire à la canonisation).

La canonisation désigne l’acte par lequel le pape inscrit cette personne sur la liste officielle des saints.

 

Le 2 novembre est jour de commémoration des défunts

 

La Commémoration des défunts : pour que la Toussaint garde son caractère festif, saint Odilon, Abbé de Cluny, institua en 1007 dans tous ses monastères la « commémoration des défunts ».

La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s’est établie dès les premiers temps du christianisme. L’idée d’une journée spéciale de prière pour les défunts dans le prolongement de la Toussaint a vu le jour dès avant le Xe siècle. Le lien ainsi établi avec la fête de tous les saints répond à une vue cohérente : le 1er novembre, les catholiques célèbrent dans l’allégresse la fête de tous les saints ; le lendemain, ils prient plus généralement pour tous ceux qui sont morts.

Par ce jour consacré aux défunts, l’Église signifie aussi que la mort est une réalité qu’il est nécessaire et possible d’assumer puisqu’elle est un passage à la suite du Christ ressuscité.
Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.

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Ces deux journées dépassent largement la sphère des pratiquants habituels. Les célébrations de novembre sont parmi les fêtes religieuses, celles qui sont les plus fréquentées. Un monde considérable se rend dans les églises et les cimetières. Les saints sont vénérés. Les défunts sont commémorés. Dans les paroisses, la liste des personnes décédées dans l’année est évoquée dans la prière et des rassemblements sont organisés dans les cimetières.

 

Source Diocèse de Rouen