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Les Fêtes de Pâques à Jérusalem avec Égérie dans l’antiquité

L’entrée dans la Grande Semaine

« Le dimanche, où l’on entre dans la semaine pascale, qu’on appelle ici la Grande Semaine, lorsqu’on a célébré, depuis le chant des coqs, ce qu’il est d’usage à l’Anastasis ou à la Croix jusqu’au matin, le dimanche matin donc, on se réunit, selon l’usage  habituel, dans l’église majeure, le Martyrium […] Après qu’on ait tout célébré selon l’usage habituel et avant qu’on fasse le renvoi, l’archidiacre élève la voix et dit : « Toute cette semaine, à partir de demain, rassemblons-nous tous à la neuvième heure au Martyrium. » Ensuite il élève la voix et dit : « Aujourd’hui, soyons tous présents à l’Éléona à la septième heure ».

Quand on a fait le renvoi dans l’église majeure, le Martyrium, on conduit l’évêque, avec des hymnes, à l’Anastasis. Une fois accompli là ce qu’on a coutume de faire le dimanche, chacun se rend chez lui et se hâte de manger, pour qu’au début de la septième heure tous soient présents dans l’église qui est à l’Éléona, sur le mont des Oliviers, là où se trouve la grotte dans laquelle enseignait le Seigneur » (30, 1-3) (voir plan dans Info catho, 12 avril).

 

Ce dimanche ne s’appelle pas encore le « jour des Palmes » (d’où nos Rameaux) et la commémoration de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem n’a lieu que dans la soirée ; c’est au Ve siècle qu’elle devient le seul objet de la liturgie de ce jour.

L’Éléona désigne l’église qui est sur le mont des Oliviers (après avoir d’abord été le nom de la montagne elle-même) ; c’était selon Égérie « une très belle église » ; un site important où avaient lieu plusieurs stations liturgiques, en particulier le soir du Jeudi-Saint. Elle contenait « la grotte dans laquelle, ce même jour, le Seigneur se tint avec ses apôtres » pour les entretiens qui suivirent la Cène. La basilique – une des quatre que Constantin avait fait édifier sur les lieux saints – comportait une vaste salle à trois nefs (30m par 15m) précédée d’un atrium de mêmes dimensions ; la « grotte des entretiens » se trouvait dans une crypte.

 

Sur le mont des Oliviers

« A la septième heure, tout le peuple monte sur la montagne des Oliviers, à l’Éléona, dans l’église. L’évêque s’assied, on dit des hymnes et des antiennes appropriées au jour et au lieu, ainsi que des lectures. Quand commence la neuvième heure, on monte avec des hymnes jusqu’à l’Imbomon, l’endroit d’où le Seigneur est monté aux cieux, et on s’assied là. Car tout le peuple, en présence de l’évêque, est toujours invité à s’asseoir ; seuls les diacres restent toujours debout. On dit là aussi des hymnes et des antiennes appropriées au lieu et au jour ; de même les lectures qu’on y intercale et les prières. » (31, 1).

Non loin de l’Éléona, l’Imbomon (dont le nom signifie sur la colline) est le sommet du mont des Oliviers et « l’endroit d’où le Seigneur est monté aux cieux ». On y tient quelques stations liturgiques : dimanche des Rameaux – comme indiqué ici –, nuit du Jeudi au Vendredi-saint, jour de Pâques et de son octave, jour de la Pentecôte. A l’époque d’Égérie, l’Imbomon ne comportait pas d’église. Ce n’est qu’à la fin du IVe siècle, peu après 392, qu’on en bâtit une financée par une autre pélerine célèbre, Poemenia. Dès lors cette rotonde de la « Sainte Ascension » fut un des sanctuaires les plus visités de Jérusalem.

Le Lectionnaire arménien montre que, quelques années après Égérie, on a remplacé les réunions successives à l’Éléona et à l’Imbomon par une seule, qui se tient à la neuvième heure à l’Éléona. Mais elle ne comportait pas de lectures ; la lecture de Matthieu 21 avait lieu le matin au Martyrium.

 

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur »

« Quand la onzième heure commence, on lit ce passage de l’évangile où des enfants, avec des rameaux et des palmes, vinrent à la rencontre du Seigneur (Mt 21, 8 ; Jn 12, 13) en disant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Aussitôt après, l’évêque se lève ainsi que tout le peuple, puis du sommet du mont des Oliviers, on fait le chemin à pied. Tout le peuple va devant l’évêque, avec des hymnes et des antiennes, en répondant toujours : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps 117, 26). Et tous les enfants du pays, jusqu’à ceux qui ne peuvent pas marcher parce qu’ils sont trop jeunes et que leurs parents portent sur leurs épaules, tous tiennent des rameaux, qui de palmier, qui d’olivier ; et ainsi on escorte l’évêque de la même manière qu’a été escorté le Seigneur. Du sommet de la montagne jusqu’à la ville, puis à travers toute la ville jusqu’à l’Anastasis, tous font le chemin à pied, même les dames, même les notables, et ils escortent l’évêque en disant le répons ; et ainsi lentement, lentement, pour que le peuple ne se fatigue pas, on arrive à l’Anastasis alors que c’est déjà le soir. Lorsqu’on y est arrivé, bien qu’il soit tard, on fait le lucernaire, on fait encore une prière à la Croix et on congédie le peuple. » (31, 2-4).

 

Françoise Thelamon, Professeur d’histoire du christianisme

 

 

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La colline de Sion (54) fête Noël les 14 & 15 décembre 2019

Sur la colline de Sion avec Horizons Solidaires, Équipage et le Sanctuaire de Sion : marché avec 30 exposants, producteurs et artisans 100 % lorrains ! Des associations partenaires : la Casa en falafa, l’Unicef, etc.

Des animations, notamment à la basilique Notre-Dame de Sion, pour l’événement « La Colline de Sion fête Noël » : concerts, spectacles, ateliers des lutins (fabrication d’objets en famille), etc.

Samedi 14 décembre

  • 14h45 : Concert du Claimm (Club lorrain des amateurs d’instruments et musiques du monde). Groupe d’amateurs de musique qui vont vous faire découvrir les musiques du monde : Irlande, Macédoine, musiques orientales… et chants de Noël en version instrumentale.
  • 15h30 : Inauguration officielle, avec la compagnie de cornemuses Avalanche.
  • 16h30 : Spectacle “Un Regard sur le Ciel”. Le professeur Boris Bouldanof et Anne-Lyse Petitpré vous emmènent dans un voyage à travers le système solaire. Des effets spéciaux 3D époustouflants, des maquettes, un rythme d’enfer, de l’action, du suspense pour cet épisode à couper le souffle. À partir de 5 ans.

Dimanche 15 décembre

  • 13h30 et 14h30 : Heure du conte (à partir de 3 ans). Marie-Odile présentera deux livres et sera accompagnée par un musicien.
  • 15h : Allume la lumière, à la basilique Notre-Dame de Sion. Célébration de la Lumière : chants, prières et partage de la Lumière de Bethléem. Durée 30 min.
    • 16h30 : Concert Delfolie’s Family Group, des années 60 à aujourd’hui, à la basilique. Concert de clôture de l’événement avec un groupe de Toul. La famille Delfolie, c’est du jazz manouche, du country, du rock, des Shadows, du disco, de la variété, etc. Venez danser et chanter avec eux !

 

Plus d’informations sur cet événement…

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Conférence sur la situation des Chrétiens d’Orient le 16 décembre 2019 à Nancy (54)

Une conférence organisée par la délégation diocésaine de l’Œuvre d’Orient.

Le 16 décembre 2019 à 20h
Salle Notre-Dame des Anges à Nancy
Entrée libre

Thème de la conférence : “Les enjeux géopolitiques du Proche et Moyen-Orient et la situation des Chrétiens d’Orient”.

Intervenants : Jean-Marie Blondel, délégué diocésain de l’Œuvre d’Orient ; et Dr Hala Attieh, docteur en sciences politiques, universitaire et chercheuse.

Adresse : salle Notre-Dame des Anges, à droite de l’église Saint-Léon. 24 rue Saint Léon 54000 Nancy.

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Deux minutes pour vous #87 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Qu’est-ce que le péché originel ? » & Dédicace à Nice le 14 décembre et à Paris le 15 décembre 2019

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Qu’est-ce que le péché originel ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Le samedi 14 décembre, de 15h30 à 19h, le Père Michel-Marie dédicacera son tout nouveau livre « D’un amour brûlant » à la Procure. Rendez-vous au 6, rue Vernier (06000 Nice).

Le dimanche 15 décembre, de 15h30 à 18h, Père Michel-Marie dédicacera son tout nouveau livre « D’un amour brûlant » à la Procure. Rendez-vous au 3, rue de Mézières (75006 Paris).

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Ouverture de l’année du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc le 6 janvier 2020 à Paris

L’année 2020 sera l’occasion de célébrer un double centenaire johannique :

  • canonisation de Jeanne d’Arc,
  • loi du 14 juillet 1920 instituant en France, chaque deuxième dimanche de mai, une « fête de Jeanne d’Arc fête du patriotisme », loi signée par le président DESCHANEL.

 

A cette occasion, l’aumônerie de l’Ecole militaire à Paris organise, en lien avec l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, le 6 janvier, deux événements à ne pas manquer :

 

  • A 12h15, messe de sainte Jeanne d’Arc, à la chapelle de l’école militaire. Entrée par le 13 place Joffre (entrée centrale de l’Ecole militaire).

 

  • De 17h00 à 20h00, en amphi FOCH de l’Ecole militaire, colloque sur le sujet “Jeanne d’Arc vue à travers ses procès” :
  • Le procès de condamnation par maître Jacques Trémolet de Villers, avocat ;
  • Le procès de “réhabilitation” par Mme Isabelle Brancourt, historienne ;
  • Le procès de canonisation par l’abbé Jacques Olivier, FSSP.

Pour assister à ce colloque, il est impératif de s’inscrire sur ce site.

Attention, en raison des délais de contrôle d’accès, prévoyez d’arriver en avance, vers 17h30. Entrée par le 5 place Joffre.

N’hésitez pas à faire connaître ce colloque à tous ceux qui vous paraissent susceptibles d’être intéressés.

Inscriptions

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Conférence sur les Expériences de mort imminente le 20 décembre 2019 à Pau (64)

A l’invitation des paroisses de la Sainte-Famille et du Christ Sauveur, le docteur Patrick Theillier donnera une conférence sur les Expériences de mort imminente (EMI) vendredi 20 décembre à 20h à l’église Sainte-Thérèse (av Trespoey) de Pau.

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Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 10 décembre 2019 – “Pour être sauvé, il suffit d’avoir aimé dans sa vie quelqu’un plus que soi-même”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Mt XVIII, 12-14

Version audio seule.

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Conférence “Fertility Care et NaPro Technologie” le 12 décembre 2019 à Chambéry (73)

Le 12 décembre 2019 de 20h30 à 22h30

Pour les couples en espérance d’enfant

Une approche médicale et intégrale pour connaitre et prendre soin de sa fertilité.
Conférence animée par Caroline Angleys, sage-femme et institutrice Fertiliy Care.

Jeudi 12 décembre à 20h30
Salle JB Carron, le Biollay, 149 rue Général Buisson, 73000 Chambéry

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Pardon de Saint Corentin le 15 décembre 2019 à Quimper (29)

Dimanche 15 décembre 2019 – Cathédrale Saint Corentin – Quimper

Programme

09H00 : MESSE EN BRETON Oferennoù e Brezhoneg
10H00 : PROCESSION, départ de l’église Saint Mathieu
10H30 : MESSE PONTIFICALE présidée par Mgr Dognin
16H00 : VÊPRES SOLENNELLES
17H00 : RECITAL D’ORGUE par Virgile Monin. Programme : Ouverture « La légende de la belle Mélusine » de F Mendelssohn Toccata, adagio et fugue de J S Bach Introduction, aria et fugue de Mario Castelnuovo Tedesco Scherzetto Chant de mai, Toccata de Joseph Jongen

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Deux minutes pour vous #86 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Adam et Ève ont-ils existé ? » & Dédicace à Nice le 14 décembre 2019

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Adam et Ève ont-ils existé ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Le samedi 14 décembre, de 15h30 à 19h, le Père Michel-Marie dédicacera son tout nouveau livre « D’un amour brûlant » à la Procure. Rendez-vous au 6, rue Vernier (06000 Nice).

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L’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec : son histoire et ses pâtés !

Un article proposé par Divine Box.

Installés dans la campagne normande, près de Cherbourg, depuis 1823, les frères trappistes de l’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec sont célèbres pour leurs fameux produits des Charcuteries de la Trappe : pâtés, rillettes, terrines… Mais si le succès est aujourd’hui au rendez-vous, le ciel n’a pas toujours été bleu pour la communauté (et pas seulement à cause de la pluie normande !). Entre incendies et épidémies, les moines n’ont pas été épargnés…Mais heureusement, ils ont toujours su rebondir. Alors Divine Box vous emmène découvrir l’histoire mouvementée et les délicieux produits de l’abbaye de Bricquebec. En avant, marche !

 

Un terrain…et des moulins !

 

Nous sommes en 1823. Le père Augustin Onfroy, ancien moine trappiste devenu curé de Digosville (en Normandie), voudrait retrouver la vie monastique et fonder une communauté. Mais ce n’est pas si simple : l’évêque veut que la nouvelle abbaye soit installée dans le diocèse de Coutances (près de Cherbourg) – décimé par la Révolution.

 

Par chance, un habitant du coin offre au père Augustin un terrain comprenant trois moulins ! En 1824, l’aventure commence, et douze postulants prennent l’habit. C’est parti !

C’est le père Augustin Onfroy qui a fondé la communauté de l’abbaye de Bricquebec en 1823. – Abbaye de Bricquebec

Au boulot !

 

Dès le début à l’abbaye de Bricquebec, les conditions sont dures : les moines ont peu de moyens (financiers et humains), le terrain est marécageux, et les roches et les souches ne leur facilitent pas la tâche pour poser les fondations… En plus, les moines n’ont aucune construction pré-existante sur laquelle s’appuyer pour le chantier.

 

Mais malgré tout ça, le chantier avance doucement grâce au renfort de trois moines de l’abbaye du Port-du-Salut en Mayenne. Même les habitants de Bricquebec se mobilisent : un pour tous, tous pour un ! Et les efforts paient : en 1834, l’église de l’abbaye Notre-Dame de Grâce est dédicacée. Youpi !

L’église de l’abbaye de Bricquebec a été dédicacée en 1834 grâce aux efforts de tous les habitants du coin. – Abbaye de Bricquebec

L’abbaye rayonne !

 

Après des débuts difficiles, l’abbaye rayonne au début des années 1860 ! Il y a rapidement quatre-vingt moines à l’abbaye de Bricquebec et la communauté rayonne. Durant les guerres des années 1870, les frères accueillent de nombreux blessés et les soignent.

 

À cette époque, l’abbaye fait vivre plus de deux-cent familles dans les environs grâce à ses activités agricoles. Eh oui, les frères ont développé une grande ferme après les guerres ! Ils bâtissent deux moulins supplémentaires, et élèvent poulets, vaches et porcs. Ils produisent du fromage qui connaît vite un grand succès, la Trappe de Bricquebec. Et la farine des moulins leur permet de fabriquer beaucoup de pain, notamment pour pratiquer l’aumône aux pauvres qui viennent à l’abbaye de Bricquebec. C’est pas beau ça ? Alors quand en plus, on sait que les frères ont même le temps d’établir deux fondations au Japon au même moment, on dit chapeau !

L’une des deux premières fondations japonaises de l’abbaye de Bricquebec se situe à Tenshien. – OCSO

 

Victime des guerres…

 

Mais patatra, la guerre arrive en 1914. L’abbaye accueille environ 700 soldats blessés et laisse de côté l’activité agricole. Résultat : les finances sont dans le rouge à la fin du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’abbaye de Bricquebec est occupée par les soldats allemands.

 

Finalement, à la Libération, la communauté fait triste mine : les effectifs baissent et les conditions de vie des moines restés sur place sont dures. Ils sont donc contraints de vendre leur fromagerie et même leur célèbre marque de fromage “Trappe de Bricquebec”. Pas facile d’imaginer un avenir joyeux… Et pourtant, les moines restent toujours aussi généreux : ils n’hésitent pas à secourir d’autres communautés proches dans des abbayes ravagées par les combats, et donnent beaucoup des pauvres récoltes qu’ils obtiennent aux habitants les plus pauvres.

Pendant les guerres, toutes ces petites fenêtres étaient celles des chambres de blessés ou de soldats allemands… – wikipedia.fr

Nouveau départ

 

Et pourtant, en 1969, la communauté renaît de ses cendres. Hourra ! Le père Marc, fils d’un modeste cultivateur, relance l’activité agricole de la communauté. Déterminé et entreprenant, le père Marc lance la porcherie avec quarante truies, alors qu’il n’y connaît vraiment pas grand chose à ce moment-là !

 

Il lance également la marque “Les Charcuteries de la Trappe”, nouvelle source de revenus pour la communauté, qui lui permet d’entretenir l’abbaye de Bricquebec. L’élevage de porcs prospère si bien qu’en 1997, les moines préfèrent arrêter cette activité pour se recentrer sur l’essentiel : la prière. Il faut dire que la porcherie avait atteint les 2500 porcs !

Le père Marc est arrivé en 1969 et a lancé la marque « Les charcuteries de la Trappe ». – Divine Box

Et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, il y a douze moines trappistes (de l’ordre cistercien de la stricte observance) à l’abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec. Ils suivent toujours la règle de saint Benoît, Ora et Labora (Prière et Travail) avec notamment huit offices par jour (les matines sont à 4h15 du matin !).

 

Même si les moines ne sont plus directement impliqués dans la production de charcuterie, ils se consacrent tout de même au travail manuel et aux tâches ménagères, ainsi qu’à l’accueil des visiteurs au magasin et à l’hôtellerie. Bref, des journées bien remplies ! Et en plus de ça, la communauté de Bricquebec a fondé sept abbayes au Japon. Rien que ça !

Les frères de Bricquebec vivent toujours aujourd’hui selon la règle de saint Benoît, entre prière et travail. – Abbaye de Bricquebec

Découvrir les produits de l’abbaye de Bricquebec

 

Cliquez ici pour découvrir les pâtés de l’abbaye de Bricquebec (vous serez redirigé vers la boutique en ligne de produits monastiques Divine Box). Et c’est par là pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye de Bricquebec et ses produits.