Notre histoire avec Marie… et avec Joseph ! La France lui est aussi consacrée

Il y a quelques jours, nous vous rappelions que la France avait été offerte à Notre-Dame par Louis XIII, qui lui avait fait donation de son royaume. Cet acte venait confirmer que la Vierge Marie est chez elle en France ! Notre histoire est en effet jalonnée de ses apparitions, comme autant de repères qui nous invitent à tourner nos regards vers la Reine du Ciel, confiants en la puissance de son intercession.

Nous souhaitons, au fil des semaines, relire avec vous ces pages d’histoire et nous avions commencé par les apparitions du Puy, premières apparitions de la Vierge Marie confirmées dans l’histoire de l’Eglise.

Mais puisque nous sommes entrés, le 1er mars dernier, dans ce mois tout particulièrement dédié à saint Joseph, nous nous permettons ce petit détour… familial, pour nous rappeler que la France a été consacrée également au gardien de la Sainte Famille.

 

Consécration de la France à St Joseph par le roi de France Louis XIV
le 19 mars 1661
 

 En 1621, le pape Grégoire XV élève la fête de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d’obligation  ; ce jour devient un jour chômé. Toutefois, cette décision pontificale n’est pas reçue partout immédiatement, l’aval des princes étant nécessaire pour qu’elle ait force de loi dans chaque Royaume.

En France, c’est au tout début du règne personnel de Louis XIV que la Saint Joseph est reconnue.

 

La jeunesse du Roi a été marquée par la dévotion à St Joseph. C’est, rappelons-le, aux neuvaines faites à Notre-Dame et à saint Joseph qu’est dûe sa naissance en 1648. Celui-ci se rendra en pèlerinage d’action de grâces à Cotignac, en compagnie de sa mère Anne d’Autriche, le 21 février 1660.

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Le 7 juin 1660, l’apparition de saint Joseph près du village de Cotignac en Provence a fait grand bruit à la Cour. L’infante Marie-Thérèse d’Espagne est entrée en France, en traversant la Bidassoa avec son futur mari Louis XIV, ce même 7 juin 1660, pour le mariage royal à Saint-Jean-de-Luz. Frappé par la coïncidence des événements du 7 juin , Louis XIV ne peut qu’accéder à la sollicitation de sa mère et de celle qui est devenue son épouse, de consacrer son royaume à saint Joseph.

Dans la nuit du 8 au 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt, après plus de quinze ans de gouvernement. Le 10 mars, Louis XIV, âgé de 22 ans, annonce qu’il va gouverner seul à la surprise générale, toujours assisté de ses deux conseils, mais sans ministre principal.

Le 12 mars, trois jours après, un des premiers actes de gouvernement de Louis XIV fut donc de solenniser sans retard le culte de saint Joseph, en faisant chômer sa fête dans tout le Royaume. Les rares évêques qui purent être contactés à temps donnent leur accord. Le lendemain, 13 mars, pendant la réunion du Conseil d’En-Haut, le Roi interdit donc tout commerce et tout travail tous les 19 mars à partir de 1661.

Et le matin du samedi 19 mars 1661, dans la chapelle du Louvre, le Roi Louis XIV consacre la France à Saint Joseph.

Après les vêpres, Bossuet célèbre les gloires du nouveau protecteur de la patrie, en présence d’Anne d’Autriche :

«  Joseph a mérité les plus grands honneurs, parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur  ; l’Eglise n’a rien de plus illustre, parce qu’elle n’a rien de plus caché. Je rends grâces au Roi d’avoir voulu honorer sa sainte mémoire «  «  avec  »  » une nouvelle solennité. Fasse le Dieu tout-puissant, que toujours, il révèle ainsi la vertu cachée  ; mais qu’il ne se contente pas de l’honorer dans le ciel, qu’il la chérisse aussi sur la terre. Qu’à l’exemple des rois pieux, il aille quelquefois la forcer dans sa retraite… Si votre Majesté, Madame, inspire au Roi ces sages pensées, elle aura pour sa récompense la félicité  ».

Jusqu’à la Révolution, la consécration de la France est célébrée dans tout le Royaume.

Le 17 mars 2012, Mgr Rey consacrait à saint Joseph le diocèse de Fréjus-Toulon : ses prêtres, ses diacres, ses consacrés, toutes les familles et tous les habitants du Var.

Cette année, nous fêterons saint Joseph le lundi 20 mars ; demandons lui, pour la France, la grâce d’un dirigeant selon le cœur Dieu, en nous rappelant ces paroles de sainte Thérèse d’Avila : « Depuis plusieurs années, ce me semble, je lui demande une grâce le jour de sa fête, et je l’ai toujours obtenue. Lorsque ma supplique est quelque peu de travers, il la redresse pour le plus grand bien de mon âme… »

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