Le pape François a rendu visite aux gréco-catholiques ukrainiens de Rome

Dimanche 28 janvier 2018, le pape François a donc rendu visite du Pape à la communauté gréco-catholique ukrainienne de Rome, à la basilique Saint-Sophie. Il a été ainsi accueilli par une foule nombreuse. Accueilli par Mgr Svjatoslav Shevchuk, primat de l’Église grecque-catholique ukrainienne, qui a souligné “le fléau constant de l’agression russe qui est en train de provoquer en Europe une des crises humanitaires les plus graves depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale”, le pape François a d’aborde tenu à indique sa proximité avec les fidèles :

Je suis ici pour vous dire que je suis proche de vous : proche avec le cœur, proche avec la prière, proche quand je célèbre l’eucharistie. J’y supplie le Prince de la Paix pour que les armes se taisent. Je lui demande aussi que vous n’ayez plus besoin d’accomplir d’immenses sacrifices pour faire vivre vos proches. Je prie pour que dans vos cœurs l’espérance ne s’éteigne jamais mais que se renouvelle le courage d’aller de l’avant, de recommencer toujours.

Le Pape a également rappelé son souvenir de Mgr Stefan Chmil, qui lui avait fait découvrir la liturgie grecque-catholique. Ainsi, il s’est recueilli sur la tombe de cet évêque ukrainien. De cet évêque, il est redevable d’un certain intérêt pour la liturgie byzantine :

La seconde figure est celle de l’évêque Chmil, mort il y a quarante ans et enterré ici : une personne qui m’a fait tant de bien. Je ne saurais effacer le souvenir du jour où, jeune – j’avais à peine douze ans – j’assistais à sa messe ; il m’a enseigné à servir la messe, à lire votre alphabet, à répondre aux différentes parties … ; J’ai appris de lui, dans ce service à la messe – je le faisais trois fois par semaine –, la beauté de votre liturgie ; de ses récits le vif témoignage d’une foi éprouvée, qui s’est forgée au milieu de terribles persécutions athéistes du siècle dernier. Je vous suis très reconnaissant ainsi qu’à vos nombreux « héros dans la foi » : ceux qui, comme Jésus, ont semé sur le chemin de la croix, générant une messe féconde. Car la vraie victoire chrétienne est toujours dans le signe de la croix, notre étendard d’espérance.

Il a aussi souligné le rôle des femmes ukrainiennes, qualifiées d'”héroïques”. « Vous êtes précieuses et portez dans de nombreuses familles italiennes l’annonce de Dieu de la meilleure façon qui soit, quand vous vous occupez des personnes via une présence attentionnée et discrète ». Le pape a également abordé le rôle de la paroisse. “La paroisse vivante est le lieu de rencontre avec le Christ vivant”.

Le pape a enfin livré une confidence. Comme le dit la dépêche de Vatican News, depuis que Mgr Shevchuk lui a offert une icône de la Vierge de la tendresse, “chaque jour, au lever et au coucher, il embrasse cette image”. Bref, ce fut un beau dimanche ukrainien pour le pape François.

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’un pape rend visite aux grec-catholiques à Rome. Dans le passé, plusieurs pontifes comme Saint Pie X, Pie XII ou Jean XXIII avaient même célébré la divine liturgie byzantine, comme on peut le voir avec cette photo :

SOURCE Vatican News

 

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