Le pape François reçoit le synode de l’Église grecque-catholique melkite

Le pape François a reçu, ce lundi 12 février, les membres du synode de l’Église grecque-catholique melkite. Tout en exhortant les pasteurs à être « libérés des mesures étroites d’une vie tiède et routinière ; des pasteurs pauvres, non pas attachés à l’argent et au luxe, au milieu d’un peuple pauvre qui souffre », il a prié pour la Syrie et pour le Moyen-Orient. Il a aussi accordé la « communion ecclésiastique » au nouveau patriarche melkite Joseph Absi. Ce dernier a succédé au patriarche Grégoire III Laham. L’Église grecque-catholique melkite est une Église catholique orientale de rit byzantin, principalement implantée au Moyen-Orient, mais aussi à l’étranger (ainsi, sur le continent américain, elle comprend quatre éparchies et deux exarchats apostoliques). Elle est en pleine communion avec Rome. Elle a notamment été affectée par le récent conflit syrien.

On trouvera ici le discours du pape prononcé au cours de l’audience.

En outre, présence des membres du synode de l’Église melkite, le pape François a dit la messe de ce mardi matin aux intentions des chrétiens persécutés au Moyen-Orient, même s’il n’a pas prononcé l’homélie habituelle. Par la concélébration avec le patriarche melkite Joseph, il a voulu marquer la communion avec l’Église grecque-catholique melkite (cela formalise ainsi la communion de l’Église melkite avec l’Église romaine). En revanche, on peut regretter l’occasion manquée d’une concélébration ou d’une participation à une liturgie orientale (ses prédécesseurs, même éloignés, le faisaient), alors que le pape François n’a pas tari d’éloge sur la liturgie melkite. En effet, il a salué l’Église melkite, qui est « une Église riche, avec sa théologie au sein de la théologie catholique, avec sa liturgie magnifique et avec un peuple, dont une grande partie est en ce moment crucifiée, comme Jésus ».

SOURCES Agence Zenit  et The Catholic Register

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