Pédophilie – Chili – Le pape regrette ses propos mais ne changera pas sa ligne.

La conférence de presse du Pape François dans l’avion du retour du Pérou a été largement dominée par la polémique sur Mgr Barros. Le Saint-Père a précisé sa pensée et s’est excusé d’avoir blessé les victimes d’abus.

Après la polémique née de ses propos à Iquique concernant l’évêque chilien Juan Barros, le Pape François a tenu à rappeler tout d’abord avec fermeté que la politique de tolérance zéro initiée par Benoît XVI était maintenue : « depuis près de cinq ans de pontificat, je n’ai pas signé de demande grâce », a déclaré François.

Concernant l’emploi du mot « preuve » qui avait suscité bien des réactions au Chili la semaine dernière, le Pape a reconnu qu’il y avait « beaucoup de gens abusés qui ne peuvent pas apporter de preuve. Ils ne l’ont pas. Ils ne peuvent pas. Ou parfois ils les ont, mais ils ont honte et ils souffrent en silence. Le drame des personnes abusées est terrible », a-t-il poursuivi. Le Pape a admis que « le mot preuve n’était pas le meilleur pour me rapprocher d’un cœur douloureux. Je devrais dire des évidences ».

Pardon pour avoir blessé des victimes

C’est pourquoi le Pape a demandé pardon, car ce mot « a blessé tant de personnes abusées ». Preuve « est un mot de traduction du principe légal et j’ai blessé, et je demande pardon à eux si je les ai blessés sans le vouloir »« Cela me blesse énormément », a-t-il ajouté.

« Je sais combien ils souffrent : entendre que le Pape leur dit en face “apportez-moi une lettre avec les preuves”, c’est une gifle. Et maintenant je me rends compte que mon expression n’était pas heureuse, parce que je n’ai pas pensé à cela ».

Mgr Barros reste en charge

Sur le fond, le Pape François ne renie rien. Sur le cas précis de Mgr Barros, il a répété ce qu’il avait dit précédemment : « Barros restera là si je ne trouve pas le moyen de le condamner. Je ne peux pas le condamner si je n’ai pas – je ne dis pas des preuves – mais des évidences ».

Il n’a ainsi vu aucune victime de Barros, ajoutant qu’elles n’étaient pas venues apporter les évidences lors du procès. S’adressant à un journaliste qui le relançait sur ce thème, le Pape a ajouté : « vous, avec bonne volonté, vous me dites qu’il y a eu des victimes mais je ne les ai pas vues parce qu’elles ne se sont pas présentées ».

Le Saint-Père a ainsi réexpliqué qu’il n’entendait pas donner crédit à « des calomnies » mais qu’il avait « le cœur ouvert » pour recevoir des preuves ou des évidences. L’essentiel pour lui est d’être juste, « très juste ».

 

Source Vatican News

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