Petites Soeurs de Jésus : un havre de paix pour les réfugiés chrétiens d’Orient

Petites Soeurs de Jésus : un havre de paix pour les réfugiés chrétiens d’Orient

PORTRAIT – Les Petites Sœurs de Jésus qui vivent au cœur du camp d’Ashti au milieu des réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive sont un havre de douceur au milieu d’un quotidien souvent pesant. Pause tendresse.

« Partager le quotidien des plus pauvres », telle est la vocation de petites sœurs de Jésus. Et c’est dans ce camp, auprès de ceux qui ont tout perdu, que le Seigneur les a menées. Contraintes par Daesh à quitter Mossoul en quelques heures, le 10 juin 2014, les religieuses sont arrivées au Kurdistan irakien dans leur fraternité d’Ankawa à Erbil. Les petites sœurs d’Ankawa ont alors accueilli dans leur fraternité une quarantaine de réfugiés.

La congrégation a décidé d’ouvrir une petite fraternité dans le camp après un moment de discernement – à cause du petit nombre de petites sœurs – tant les conditions de vie y sont difficiles. La chaleur, la proximité des caravanes, l’oisiveté des hommes et des adolescents, les rares perspectives d’avenir et les différences entre les familles créent des tensions difficiles à supporter pour les habitants du camp (…)

Les petites sœurs poursuivent une mission remplie d’attention à l’autre dans le camp où elles visitent les familles très régulièrement. C’est la rencontre avec les adolescents, souvent livrés à eux-mêmes, qui les motivent particulièrement. Leur oreille attentive et la proximité dont elles font preuve avec les gens leur permettent d’être informée sur tout ce qui se passe dans le camp : des belles choses comme des moins glorieuses. Elles confient par exemple qu’un jeune homme ivre frappe à leur caravane souvent la nuit depuis quelques semaines. Il leur demande de le ramener chez lui par peur de son père, alcoolique lui aussi. Deux autres jeunes garçons commencent à fumer, parce qu’ils sont laissés à eux-mêmes – elles vont les visiter fréquemment.

Leurs vies sont partagées entre le partage et la prière ; elles cherchent d’ailleurs à encourager la prière individuelle, au cœur de la vie du camp, par l’adoration hebdomadaire (…)

Retrouvez la totalité de l’article sur fraternite-en-irak.org

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