Philippines – Siège de Marawi : des enfants utilisés comme boucliers humains et combattants

« Nous prions pour le Père Teresito Suganob dit Chito afin qu’il ait la persévérance dans la foi et que le Seigneur lui donne la grâce de la force, à lui et à ses compagnons, enlevés par les terroristes. Les otages ne peuvent jamais être considérés comme des dommages collatéraux. Nous espérons donc que les forces armées feront leur possible pour les sauver. Ce sont nos frères et nous prions pour eux ». Ce sont les mots  de l’évêque de Marawi, Mgr Edwin de la Pena, alors que le siège de la ville de Marawi, sise dans l’île philippine de Minadao, se poursuit. Les forces philippines ont repris presque l’ensemble de la ville qui avait été occupée par les djihadistes et seuls quelques 50 à 100 militants demeurent barricadés dans les dernières maisons qu’ils contrôlent, où se trouvent également plus de 200 otages dont des femmes, des enfants, un prêtre et une quinzaine de fidèles catholiques. Les militants du groupe terroriste Maute, lié au prétendu « Etat islamique », se servent de femmes et d’enfants comme boucliers humains et entendent les utiliser pour s’enfuir.
Selon des données officielles, les victimes du conflit en cours depuis le 23 mai à Marawi sont au nombre d’au moins 174 alors que dans l’île de Mindanao demeure encore en vigueur la loi martiale, proclamée par le Président, Rodrigo Duterte.
Entre temps, la crise humanitaire s’aggrave elle aussi. Selon l’UNICEF, au moins 50.000 enfants ont été impliqués dans le conflit et certains d’entre eux ont été utilisés comme combattants par les terroristes. «  Nous sommes profondément préoccupés par toute action qui pourrait mettre en danger la vie et la sécurité des enfants et troubler leur développement général ou l’accès à des services sociaux de base tels que l’instruction et la santé » a déclaré Lotta Sylwander, responsable de l’UNICEF aux Philippines. Le conflit pourrait avoir un grave impact à long terme sur la santé psychosociale des enfants.

Dans le cadre des affrontements, deux écoles primaires de Marawi ont par ailleurs été détruites.

Source : Agence Fides

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