Pour J. Testart, de la GPA au transhumanisme, il n’y a qu’un pas

Pour Jacques Testart, de la GPA au transhumanisme, il n’y a qu’un pas. A l’occasion de la naissance d’Amandine, le premier bébé éprouvette français auquel le biologiste a contibué, il prend conscience que « ce qui fascinait la société, ce n’était pas tellement d’avoir permis à un couple stérile d’avoir un enfant, mais le fait de faire naître in vitro ce futur être humain, de voir dans l’embryon l’enfant à naître, de pouvoir le choisir, le programmer et en faire le tri ».

 

Aujourd’hui, les évolutions de la science, les prouesses techniques en matière de procréation dirige l’humanité vers un « homme augmenté ». Un processus qui passe par différentes étapes. « Quand on dit “gestation pour autrui”, on a l’impression que c’est généreux, dit-il. On nous raconte une belle histoire, alors qu’il s’agit d’une location d’utérus. Le problème n’est pas que ce soit salarié ou pas. C’est plutôt que des couples d’hommes homosexuels cherchent à s’approprier une propriété fondamentale du féminin qui est la grossesse. Ils la louent un peu comme s’ils s’achetaient une prothèse. Il s’agit pour eux de se donner la capacité de gestation qu’ils n’ont pas en tant que mâles. »

 

L’équivalent existe du côté féminin : la conservation des covocytes, que les entreprises américaines remboursent souvent à leurs employées (cf. Enquête : une femme sur six regrette d’avoir eu recours à la conservation de ses ovocytes) semble vouloir « mimer une capacité qui permet à l’homme de se reproduire jusqu’à la fin de sa vie ». Mais « dans tous les cas, il ne s’agit pas de soigner, mais d’offrir à chacun des capacités ‘augmentées’ qui viennent modifier fondamentalement notre conception de l’homme ». Pour Jacques Testart, « c’est ça, le transhumanisme, (…) une idéologie infantile qui utilise les progrès extraordinaires des technosciences depuis quelques dizaines d’années pour faire revivre des mythes archaïques tels que l’immortalité, la santé pour tous, la possibilité de changer de sexe, l’intelligence augmentée, la puissance sans limites ». Cette logique doit conduire à l’« asexualité », au « robot sexuel » ou au « cyborg asexué ».

 

« Ce qui est nouveau dans le transhumanisme », explique le biologique, « c’est la violence avec laquelle la publicité et la séduction permettent de propager de nouvelles technologies pour lesquelles on n’est pas du tout certain qu’il y aura un bénéfice pour l’humanité ». Jacques Testart detecte là une forme d’« eugénisme soft » qui du dépistage actuel de la trisomie 21 pourra conduire jusqu’à l’élimination de personnes atteintes de « simples probabilités de cancer ». En fait, « ce que les transhumanistes appellent ‘l’homme augmenté’ n’est en réalité que ce que le philosophe Jean-Michel Besnier appelle ‘l’homme diminué’. Un homme qui se trouvera de plus en plus prisonnier d’un carcan technologique dans lequel il aura de moins en moins d’espace de liberté ».

Source : Genethique.org

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