Pour le cardinal Piacenza, mépriser les dévotions de carême est une forme d’intellectualisme

Le cardinal Piacenza, Grand Pénitencier rappelle que « les dévotions du carême » qui sont souvent considérées comme quelque chose de « vieux » et de « formel » sont en effet « des signes, parfois simples, à travers lesquels vous pouvez nourrir la foi ». « Comme dans un grand amour, explique le cardinal, les proclamations ne suffisent jamais, mais ce sont les petits gestes quotidiens qui nourrissent la relation, c’est ce qui se produit aussi avec Dieu. »

Le Grand pénitencier met en garde contre « le mépris de soi-disant « dévotions » et contre « l’aristocratisme » religieux ». Il existe dans cette attitude, estime-t-il, « un risque très sérieux de réduire la foi à une simple question intellectuelle, impliquant un seul aspect de la vie de l’homme. »

« L’Église nous invite à faire des dévotions », affirme le cardinal. « Le jeûne, qui implique le corps, le Chemin de Croix, qui vous invite à marcher sur les traces du Seigneur, le silence, qui permet au cœur de vraiment écouter, sont tous les gestes possibles du Carême, qui soutiennent l’acte concret de la foi. »

« Les « pratiques pieuses de dévotion », conclut le cardinal Piacenza, sont des actes d’amour simples, possibles pour tous, mais ils disent pourtant beaucoup de choses sur notre foi. Et chaque grand amour se nourrit de petits gestes. Ce sont des caresses à Jésus crucifié. »

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