Pour l’évêque d’Arras, le démentèlement ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’êtres humains

L’évêque d’Arras, dont dépend la ville de Calais, s’exprime sur le démantèlement de la jungle qui pour lui n’est pas une véritable réponse. Sans s’opposer à cette opération, le prélat fait remarquer que l’expression elle-même n’est pas très constructive et n’envisage finalement pas d’avenir, mais un simple déplacement du problème.

Problème que Mgr Jaeger situe à deux niveaux. Comme le pape, il invite à voir les causes qui ont conduit à une telle situation pour les régler en amont. Mais l’évêque insiste sur le fait qu’une fois que ces êtres humains sont à notre porte, ils deviennent notre prochain.

Si la question est délicate, elle se situe bien à deux niveaux, mondial et personnel.

Mais le pasteur comprend “très très bien les Calaisiens qui n ‘ont pas envie de vivre derrière des barbelés et avoir une ville complètement défigurée et apparaître aux yeux du monde comme étant un coffre de la banque de France.”

 

L’Eglise pour l’évêque permet un peu de recul et peut aider chacun dans ses responsabilités mais ce qui est jeu c’est la dignité de chaque personne. Enfin, l’Eglise peut aussi faire entendre le cri des Calaisiens.

 

 

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