Quand se confesser ?

Quel est le moment opportun, le bon moment pour se confesser ? C’est déjà une bonne chose de se poser la question, encore faut-il prendre les moyens d’y répondre !

Il y a le régime minimum ! Depuis le concile de Latran en 1215, l’Eglise rappelle que tout baptisé doit se confesser au moins une fois par an. C’est un peu comme de se laver… au moins une fois par an, mais si vous voulez avoir une vie sociale normale et une vie saine, tout simplement, je vous conseillerais de le faire plus souvent !

Aussi, il sera nécessaire de se fixer un rythme (une fois par mois, par exemple… pour la confession !). Prévoir ce temps dans son emploi du temps, dans sa vie, c’est aussi se ménager du temps pour soi, pour prendre soin de son âme… parce que vous le valez bien !

Des occasions exceptionnelles peuvent aussi se présenter : par exemple lors d’un pélerinage, d’un grand rassemblement, ou tout simplement en visitant une église et qu’un prêtre est disponible pour cela. Tant qu’à faire une visite, autant voir ce qui a le plus de valeur, le chef d’oeuvre de Dieu pour moi : mon âme !

Ce sont finalement, des situations normales, régulières, objectives. Mais il y a aussi les situations où nous avons commis un péché grave, ou au moins un péché qui nous pèse, qui nous affecte, nous inquiète, nous blesse. Ces situations nous appellent manifestement à nous confier à Dieu dans le sacrement de la pénitence et de la miséricorde. « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et moi, dit le Seigneur, je vous soulagerait », il serait tellement présomptueux de vouloir porter le poids d’un péché qui nous dépasse ! Comme il serait stupide de vouloir se sauver soi-même de la noyade !

Il y a encore un cas où il me semble qu’il peut être opportun de se confesser, c’est lorsqu’on n’a pas envie ! En effet, souvent dans ces situations-là, nous n’avons pas envie, parce que nous voulons minimiser notre péché, l’excuser, le justifier voire l’ignorer. En fait, si nous n’avons pas envie, c’est parce que nous avons honte, mais ignorer le péché n’empêche pas qu’il soit là, et qu’il affecte notre cœur et notre âme. Ce qui fait la gravité du péché, c’est moins son importance matérielle, que les dégâts qu’il cause dans notre cœur et donc dans notre relation à Dieu et aux autres.

Lié à cela, il y a les situations où nous ne voulons pas nous confesser, parce que nous pensons n’avoir pas de péché. Lorsqu’une personne me dit qu’elle n’a pas de péché, je cite volontiers cette parole de la Sainte-Ecriture : « celui qui prétend être sans péché est un menteur ! » Et voilà ! Nous avons ce péché de mensonge à confesser ! C’est déjà un bon début.

Dans tous les cas, ce qui doit nous porter, c’est moins la considération de nos péchés, que la joie de rencontrer le Seigneur dans sa tendre miséricorde, et là, chaque instant est opportun !

abbé Bruno Gerthoux, curé de Robion et des Taillades

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