Rapport parlementaire sur la loi de bioéthique : réaction de la fondation Jérôme Lejeune

La fondation Lejeune communique :

La mission d’information parlementaire vient de rendre son rapport sur la révision de la loi de bioéthique. Il s’agit de la dernière étape avant le dépôt du projet de loi.

Si la mission a auditionné les différents acteurs concernés, le rapport présenté aujourd’hui semble avoir été écrit sans tenir compte de ces consultations. Il est très orienté, se prononce résolument en faveur d’une dérégulation et d’une inscription définitive dans la loi des pratiques eugénistes. C’est le triomphe du marché et du transhumanisme. Les êtres imparfaits sont éliminés avec la complaisance de la médecine. Seul semble compter « le maintien de l’attractivité des activités de recherche » et la concurrence internationale aux dépends de l’humanité intrinsèque de l’embryon humain.

Une fois de plus, l’attention médiatique se concentrera sur la « PMA pour toutes » mais la Fondation Jérôme Lejeune tient à mettre en lumière des sujets plus graves encore :

 

La situation de l’embryon humain, moins protégé qu’un animal, alors que dans le même temps sont étudiées des alternatives à l’expérimentation animale. Contrairement à ce qui est affirmé dans le rapport, toutes les mesures préconisées conduisent à « considérer l’embryon comme un simple matériau ».

Dans ce domaine, la Fondation Jérôme Lejeune précise que ses recours contre les autorisations de recherche délivrées par l’Agence de la Biomédecine, qui autorise la destruction illégale de certains êtres humains sont aussi légitimes que les actions en justice d’ONG contre la France, pour défendre les animaux et la planète. Elle précise d’ailleurs que ses recours n’ont pas d’effet suspensif.

Jean-Marie Le Méné, lors de son audition par la mission parlementaire le 23 octobre, avait alerté : « la focalisation sur la recherche embryonnaire tient à un effet de mode, à l’opportunité de moderniser des laboratoires à grand renfort de subventions, à l’existence d’une filière à entretenir  ».

Les digues tombent les unes après les autres :

  • Allonger  la durée de culture de l’embryon (proposition 15),
  • Assouplir le régime juridique de la recherche  sur les cellules souches embryonnaires humaines (propositions 16 et 17)
  • Autoriser la recherche portant sur les cellules germinales de l’embryon (proposition 18)
  • Lever les interdits de création de l’embryon transgéniques (proposition 19).

 

Trisomie 21 : extension du domaine de l’eugénisme

  • Le rapport propose d’étendre le Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) aux aneuploïdies, dont la trisomie 21. Il va parachever l’eugénisme de masse des personnes trisomiques 21  dans le silence le plus complet. Dans l’esprit du rapporteur, détecter la trisomie 21 ne peut conduire qu’à l’avortement. C’est pourquoi il préconise de diagnostiquer  la trisomie 21 au stade le plus précoce de la vie humaine. Une manœuvre invisible et indolore (proposition 25).
  • Le rapport acte l’avortement des personnes trisomiques : «  Que l’interruption de grossesse soit désignée IVG ou IMG, elle aurait de toute façon été pratiquée… ». Le rapporteur n’émet aucune restriction à l’égard du DPNI sur la trisomie 21 qui engendre cette sélection et préconise d’accompagner son éventuelle extension à d’autres maladies génétiques ou prédispositions (proposition n° 26).

 

Jean-Marie Le Méné, Président de la fondation Jérôme Lejeune, réagit :

« Dans l’idéologie du progrès, tout ce que les technosciences rendent possible est nécessairement un “progrès” :

dépister de plus en plus tôt un maximum d’anomalies avant la naissance même si cela sert à supprimer les enfants atteints ;

fabriquer in vitro et transférer in utero davantage d’enfants non seulement indemnes de maladies mais exempts de prédispositions aux maladies ;

détruire des êtres humains dans leur extrême jeunesse pour exploiter leurs cellules.

Ces pratiques ne sont ni scientifiques ni médicale ».

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