Rennes – Le retour de l’enfouissement et du mauvais goût

Chacun ses mauvais goûts, disait un de mes amis… J’avoue ne pas partager le mauvais goût qui a présidé au bloc anonyme version immeuble soviétique de la première église bretonne du XXIème siècle. Nous sommes fort loin du granit, rose ou gris de nos ancêtre les celtiques.

Mais bon la mode étant ce qui se démode, laissons de côté nos histoires de goût et parlons de beau, d’élévation de l’âme. Pour tout dire quitte a faire dans le sobre, autant choisir les canons cisterciens…

Non le plus gênant est ce qui a présidé aux choix de cette verrue. « Conçue pour se fondre dans le quartier, elle s’intègre discrètement au milieu des immeubles. » Je croyais que le temps de l’enfouissement était révolu et qu’on avait compris que les clochers étaient des doigts pointés vers le Ciel. Sans parler du nom parfaitement anonyme pour le contemporain et sans doute fort laïc dans l’espace public qui ne sera pas gêné d’un nouveau saint. 

En tout cas voilà une bâtisse qui pourra trouver une facile reconversion en salle des fêtes, mosquée ou autres bureaux.

Je vous laisse apprécier…

 

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, a consacré, le 11 février 2018, la toute première église construite au XXIe siècle en Bretagne. L’église de l’Anastasis (résurrection en grec), à Saint-Jacques-de-la-Lande, dans l’agglomération rennaise, est due au célèbre architecte portugais Alvaro Siza.

Le style résolument contemporain  fait de grandes masses de béton n’est pourtant pas sans rappeler les édifices des années 1950-1960 de l’architecte Le Corbusier par exemple. Dans une cité en plein essor démographique, il devenait urgent de répondre aux attentes de la communauté chrétienne locale. « Il y avait une attente d’une église de la part d’une population très cosmopolite qui augmente en permanence », a confié le Père Joseph Lecoq, curé de la paroisse.

L’architecte a imaginé une église circulaire, à l’image des édifices des premiers siècles, et rappelant la forme de la coupole de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Cette grande salle ronde sans ouvertures, où la lumière vient naturellement et indirectement du plafond, symbolise le tombeau du Christ, et sa résurrection (Anastasis). Du ciel, l’édifice offre une représentation du Christ ressuscité, symbolisée par un homme debout.

Ancrée dans son temps

Connexion internet, vidéo-projecteur, ascenseur… Cette nouvelle église est se veut ancrée dans son temps. Conçue pour se fondre dans le quartier, elle s’intègre discrètement au milieu des immeubles. Elle possède cependant un campanile doté de trois cloches. « C’est une église du XXIe siècle, on n’allait quand même pas construire comme dans le passé », a souligné le curé. Le coût total de la construction de 3 millions d’euros, a été financé par le diocèse de Rennes ainsi que par des donations et du mécénat.

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