Retour d’assyro-chaldéens dans leur ville d’origine

Une première famille assyro-chaldéenne serait donc revenue, le 31 janvier 2017, dans une des villes chrétiennes de la plaine de Ninive auparavant occupées par l’Etat islamique. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais c’est objectivement une bonne nouvelle. C’est, en effet, ce qui est arrivé à Telesqouf.

Le patriarche Raphael Louis Sako a exprimé sa satisfaction et son espoir pour les chrétiens. “Il espère que la famille Quliaqus Atto, avec ses trois enfants, sera suivie de nombreuses autres qui quitteront les camps de réfugiés d’Erbil et de l’ensemble du Kurdistan irakien.”  En effet, Naoiq Quliaqus Atto, sa femme, leurs trois enfants, et son frère, sont revenus à Telesqouf après avoir passé deux ans et demi en exil, dans un camp. La ville de Telesqouf avait été certes libérée il y a deux ans, mais les pechmergas avaient dû batailler dur contre l’Etat islamique, qui avait tenté une ultime contre-offensive.

L’Eglise catholique est présente sur le terrain. En effet, la famille assyro-chaldéenne a bien été accueillie par le curé, le P. Salar Bodagh, lequel préside la commission de reconstruction. On notera le rôle joué par le clergé qui accepte de rester sur place. Sa présence vivifie et rassure les chrétiens tentés par un exil en Occident, via des pays comme la Jordanie. Cette information peut donner un peu de baume au cœur. En effet, les chrétiens exilés font parfois une croix sur leurs terres d’origine, notamment parce qu’ils y ont déjà été chassés une ou deux fois (les exils de Bagdad à Mossoul, à titre d’exemple), et optent pour un départ définitif. Il faut donc encourager ces retours et ne pas fragiliser la mèche qui fume encore…

Sources : Aleteia et Blog d’Yves Daoudal.

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