Retrouvez la vidéo du grand discours du pape aux chefs d’Etats Européens

Le Pape François a reçu ce vendredi 24 mars en fin d’après-midi les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne. Une rencontre exceptionnelle organisée pour le 60è anniversaire du Traité de Rome fêté samedi 25 mars, dans la capitale italienne. Dans la salle royale du Vatican, le Pape a d’abord été salué par le président du parlement européen, l’Italien Antonio Tajani, puis par le président du Conseil italien Paolo Gentiloni.

Dans son discours, le Souverain Pontife a redit son souci pour l’avenir d’une Europe en crise. Il a rappelé combien les responsables de l’Europe se devaient de mettre l’humain au centre, dans l’héritage des pères fondateurs. « Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ? » a demandé le Saint-Père. « Les réponses sont précisément dans les piliers sur lesquels les pères fondateurs de l’Europe ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir. »

Le Pape a souligné que le premier élément de la vitalité européenne était la solidarité. Un esprit esprit « qui est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières » a t-il noté.

François a également déploré “l’absence de mémoire” qui caractérise notre temps et qui nous fait oublier une conquête majeure : « le temps de paix le plus long des derniers siècles ».

Le christianisme à l’origine de la civilisation européenne

Le dénominateur commun des fondateurs de l’Europe en 1957 « était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ à l’origine de cette civilisation européenne se trouve le christianisme » a poursuivi le Pape.

Notre époque est davantage dominée par l’idée de crise, a t-il noté, une diffuse “crise des institutions” mais aussi la crise des migrants : « beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain ». Mais crise n’est pas qu’un moment mauvais à passer mais l’occasion d’examiner, d’évaluer. Le Pape a déploré « un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union ». Face à cela, il est nécessaire de ne pas oublier la centralité de l’homme, de retrouver l’espérance, qui est l’antidote le plus efficace contre les populismes modernes.

Pour retrouver le discours vidéo du Pape 

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