Le risque d’un “pontificat réactionnaire” ?

Pour le journaliste Jean-Pierre Denis, pourtant peu suspect de conservatisme, le pontificat actuel n’est pas exempt de critiques. Partant des récentes polémiques relatives à des propos dans lesquels François ne voulait pas reconnaître la responsabilité d’un évêque chilien accusé d’avoir fermé les yeux sur un prêtre pedophile, il relève l’existence d’un “sérieux trou d’air” dans le pontificat. Constat quelque peu cinglant : “on touche bel et bien aux limites d’un pontificat qui mise moins sur la réforme des structures que sur la parole spontanée, directe, adressée à l’opinion publique sans filtre et sans fusible.”  Avec un risque évident : “pour que le prochain pontificat ne soit pas marqué par un contrecoup réactionnaire, le temps commence à presser.” Le mot est dit.

Son enviable popularité serait-elle en train de s’altérer ? Le pape traverse en tout cas un sérieux trou d’air. Pour la première fois, un de ses voyages s’est soldé par un échec, pourtant dans une région qu’il devrait connaître, l’Amérique latine. Au Chili, les affaires d’abus sexuels pèsent lourd et ne sont pas réglées. Notamment l’indéfectible soutien de François à un évêque accusé d’avoir couvert les abus commis par un prêtre est vivement critiqué. Or, loin d’avoir tiré profit de son séjour pour solder les comptes, François a envenimé les choses, estimant qu’il n’existait aucune preuve contre ledit évêque, essayant maladroitement de clore le débat par une parole d’une particulière sécheresse.

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