Saint-Siège – Protection des Océans : la crise écologique est aussi morale

Des politiques internationales, régionales et locales : ce sont les trois niveaux d’action que le Saint-Siège invoque pour la protection de la biodiversité des mers et des océans, et pour combattre toutes les pratiques qui mettent cette richesse en péril. Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège au siège de l’Onu à New York, est intervenu dans le cadre d’une réunion consacrée à l’usage durable des océans, des mers et des ressources marines, le 14e objectif de développement durable.

Le respect de la création

Devant les participants, le diplomate pontifical a rappelé l’attention du Pape sur ce sujet, qu’il avait notamment abordé en 2015 dans son encyclique Laudato Si’. Il avait évoqué dans ce texte, parmi les divers aspects de la « crise écologique actuelle »« la pollution marine, l’acidification des océans, la diminution des stocks halieutiques, la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes marins et côtiers ». Les mêmes thèmes, a noté Mgr Auza, constituent l’ossature de ces « dialogues de partenariat » ouverts par les Nations Unies sur la question. Des dialogues basés sur certains principes : le « respect pour la création, le bien commun, la dignité de tout être humain et la justice due à tous ».

La crise écologique est aussi morale

En rappelant la conviction de François selon laquelle « il est impossible d’affronter de façon adéquate l’impact négatif du comportement humain sur l’environnement sans prendre les causes et les effets de ce comportement », Mgr Auza a relancé l’idée du Pape d’un dialogue dirigé vers une approche et une action partagées à l’intérieur de la communauté internationale. Une modalité d’action qui implique dans le processus décisionnel à divers niveaux tant le monde de la politique et de l’économique que celui du droit et de la science, de la philosophie et de la culture, jusqu’à intéresser les « institutions de caractère éthique et religieux, parce que la lutte contre les problèmes écologiques a des dimensions morales et spirituelles ».

La nécessité d’une approche collective

Mgr Auza a rappelé que l’approche de ces questions doit impliquer « tous les secteurs qui cherchent la réduction de la pollution et de l’acidité des océans », et dans le même temps, « la pêche durable, la promotion du soutien des pêcheurs à petite échelle, la reconnaissance des circonstances particulières des couches les plus pauvres, en particulier ceux qui vivent dans les pays les moins développés et dans les petits États insulaires en voie de développement, et la mise en œuvre des lois internationales, régionales et locales, et des politiques tournées vers la réalisation de ces objectifs, Aucun partenaire valide, a-t-il conclu, ne devrait être exclu de ce dialogue ».

 

 Source Radio Vatican

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