Sainte Jeanne d’Arc – “Le cœur me saigne lorsque je vois le sang d’un Français”

Chacun connaît cette figure mythique de l’histoire de France qui disait “Le cœur me saigne lorsque je vois le sang d’un Français” !

Jeanne d’Arc, originaire de Domrémy en Lorraine, est née au début du 15ème siècle. Jeune fille de 17 ans, elle affirme avoir reçu la mission de délivrer la France de l’occupation anglaise. En pleine guerre de Cent-Ans, le destin de Jeanne d’Arc est exceptionnel. Elle rencontre le dauphin Charles VII et annonce clairement quatre événements : la libération d’Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d’Orléans. Le dauphin l’envoie à la tête de ses armées pour soutenir Orléans, assiégé par les Anglais. Elle délivre alors la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429 puis se rend en épopée à Reims pour y faire sacrer le dauphin, roi de France. Échouant dans la prise de Paris, elle se retire blessée et se fait capturer à Compiègne par les Bourguignons quelques semaines plus tard.

 

Vendue aux Anglais pour dix milles livres tournois payées par les Rouennais. Elle est alors confiée à l’évêque de Beauvais, allié des anglais, le célèbre Pierre Cauchon. Ce dernier aurait ensuite été nommé évêque de Lisieux et aurait fait édifier la chapelle Notre-Dame dans la cathédrale de Lisieux en repentir de son jugement contre Jeanne. Son corps, inhumé dans la cathédrale y est découvert en 1931.

 

Faite prisonnière à Beauvais, Jeanne entre en Normandie par Eu et arrive à Rouen fin décembre 1430. Elle est emprisonnée dans le château de Bouvreuil, château de Philippe-Auguste. Le donjon qui subsiste aujourd’hui aurait été le cadre d’une séance du procès de condamnation. Elle est maltraitée et interrogée. Les Anglais veulent qu’elles abjurent la foi et qu’elle confesse qu’elle n’est pas l’envoyée de Dieu.

 

Le 24 mai, les juges mettent en scène un bûcher et force Jeanne d’Arc a reconnaître qu’elle a menti à propos de ses voix et abjure ses erreurs. Elle se rétracte néanmoins deux jours plus.

Sa condamnation a été prononcée à archevêché de Rouen dans la salle de l’Officialité.

 

Le 30 mai 1431, à 9h, après s’être confessée et avoir communié, Jeanne est conduite sur l’actuelle place du vieux marché pour être brûlée par trois fois afin d’être certain qu’aucune relique ne puisse faire l’objet d’un culte. Ses cendres et ses débris osseux sont alors jetés dans la seine, près de l’actuel pont Boieldieu vers 15h00.

 

Un procès en nullité a été initié en 1455. Il réhabilite Jeanne le 7 juillet 1456 et ordonne qu’une croix soit implantée au lieu du martyre.

 

 

Jeanne d’Arc est béatifiée le 18 avril 1909 et canonisée le 16 mai 1920, sa fête religieuse est fixée au 30 mai et le pape Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922 !

Retrouver l’émission de François Muta dans notre journal TV de mai 2017

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